Succès mode d’emploi

Créer son entreprise ? C’est dans l’air ! Les jeunes ont déjà le virus, il ne reste plus qu’à leur donner les méthodes. C’est le principe du nouveau MOOC lancé par l’IAE Montpellier, « Création d’entreprises innovantes : de l’idée à la start-up« .

000 inscrits en un mois et demi : autant dire que ce MOOC-là était attendu. Pas vraiment une surprise pour ses concepteurs à l’IAE Montpellier.

« Vous voulez créer votre start-up ? Il n’y a pas si longtemps, vous auriez fait figure d’extraterrestre. Aujourd’hui, c’est un modèle universellement mis en avant » dit Véronique Bessière, professeure à l’IAE Montpellier.

« C’est un univers dorénavant bien ancré dans la culture française », confirme Eric Stéphany, directeur de l’institut.

Faire de sa passion un projet professionnel

Un univers qui attire de plus en plus de jeunes, attirés par ses valeurs : « le dynamisme, l’ouverture d’esprit, l’idée de poursuivre son propre projet… énumèrent les enseignants du nouveau MOOC de l’IAE. Faire de sa passion un projet professionnel : l’idée a de quoi séduire, poursuit Véronique Bessière. C’est une façon différente d’aborder la vie en entreprise, à laquelle les jeunes sont particulièrement sensibles ».

Ça tombe bien : ce sont eux qui sont le plus touchés par la crise. À en croire l’Insee, les moins de 25 ans sont les premières victimes du chômage, avec un taux de 23,7% en métropole fin 2014. Ils représentent pourtant un formidable potentiel de développement. En France, 25% des créateurs d’entreprise seraient âgés de moins de 30 ans, révèle une note publiée par l’Agence pour la création d’entreprises (APCE) en mars 2015.

Des cours en lignes ouverts à tous

Autre cause probable du succès du nouveau MOOC made in IAE : le principe même de ces « massive open online courses » serait parfaitement adapté à ce public. Les MOOCs ? Petit rappel. Ces « cours en ligne ouverts et massifs » proposent en libre accès, via Internet, des enseignements émanant d’universités du monde entier. Au programme, des cours filmés, mais aussi éventuellement des quizz en ligne, des forums de discussion et des activités gérées en réseau par les apprenants eux-mêmes. Ces derniers évaluent entre eux l’acquisition des connaissances, grâce à des grilles transmises par l’enseignant.

Les premiers MOOCs français sont apparus en 2012, et leur nombre est aujourd’hui en augmentation constante. Car cette petite révolution pédagogique séduit par sa facilité d’accès. Et permet aux entrepreneurs dans l’âme d’acquérir en toute liberté des connaissances solides pour lancer leur projet… Hébergé sur le portail France université numérique, le MOOC « Création d’entreprises innovantes : de l’idée à la start-up » est ouvert à tous, sans prérequis. Seule exigence : être attiré par l’univers de la start-up, ou avoir un projet de création d’entreprise.

Le web, autoroute des projets

Des projets qui sont désormais à la portée de tous, selon Eric Stéphany. Avec les « business angels », ces investisseurs providentiels, mais aussi les diverses solutions de « crowdfunding », ou financement participatif massif, le web 2.0 offre aux créateurs de start-ups un formidable accélérateur.

Au-delà, il permet aussi aux projets de trouver la voie de la viabilité, en les nourrissant des retours d’un très large public. Une viralité de l’information particulièrement précieuse : « tout projet commence aujourd’hui par la gestion d’une foule de followers. Votre idée peut être très rapidement et très largement diffusée. Et recueillir les avis d’une multitude d’internautes, qui sont autant d’utilisateurs potentiels » conclut Eric Stéphany.

2017-06-23T14:34:10+00:00 Mots-clés : , , , |