Patrimoine immobilier

Patrimoine immobilier 2017-11-27T15:51:00+00:00

Montpellier est mondialement connue dans le domaine de l’enseignement de la médecine. Une renommée que la ville doit à sa faculté, fondée en 1220 : la plus ancienne école de médecine du monde occidental encore existante.

Depuis 1795, la faculté de médecine occupe l’un des plus beaux bâtiments de Montpellier : l’ancien palais épiscopal, précédemment monastère Saint Benoit-Saint Germain. Un lieu chargé d’histoire, que des centaines d’étudiants font aujourd’hui vivre au temps présent…

Ce bâtiment constitue à lui seul un trésor architectural avec son hall monumental, ses salles d’apparat, sa cour d’honneur ou encore son amphithéâtre d’anatomie. Cet ensemble a été inscrit au titre des Monuments Historiques en 2004.

Cloître UFR DroitLa Faculté de droit et de science politique est installée depuis 1959 dans l’ancien Couvent de la Visitation. Construit en 1631 sous le règne de Louis XIII, ce bâtiment fait partie du riche patrimoine bâti du centre historique de Montpellier. C’est le seul bâtiment de la ville, avec le couvent des Ursulines, à conserver intégralement son cloître et sa chapelle. Ces vestiges de sa première vocation ecclésiastique témoignent aujourd’hui de l’intense activité religieuse qui prit place aux abords de la cathédrale Saint-Pierre, de la fin du Moyen-Âge au XVIIIe siècle.

Une fois passée la vaste « Aula Placentinea » – grand hall que l’on rencontre en empruntant l’entrée principale de la faculté – l’accès est immédiat au cloître du XVIIe siècle. Voûté d’arêtes, il offre un ensemble sobre, à l’élégance dépouillée.

La bibliothèque d’histoire du droit renferme de rares et précieux volumes anciens, largement consacrés au droit savant romain dont la faculté fut l’un des fleurons médiévaux.

campus trioletLa Faculté des sciences de Montpellier déménage dès 1964 des bâtiments qu’elle occupait rue de l’Université (à l’emplacement de l’actuel rectorat) pour le nouveau campus universitaire place Eugène Bataillon. Cette construction s’inscrit dans la volonté de la Ve République de développer la recherche et de doter les institutions d’enseignement supérieur de locaux modernes et capables de recevoir un nombre croissant d’étudiants.

Le ministère de l’éducation choisit pour son programme de construction le conseiller technique René Egger. Son cabinet dresse des plans types des universités scientifiques françaises mais laisse à des architectes locaux le soin de les décliner.

À Montpellier, l’architecte Philippe Jaulmes fait le choix d’un site aéré et boisé avec des bâtiments adaptés à la lumière méditerranéenne. Il commande également des œuvres dans le cadre du 1 % artistique* à de jeunes artistes aujourd’hui mondialement connus, Pierre Parsus, François Rouan, Victor Vasarely et son fils Yvaral, Albert Dupin ou encore Yaacov Agam. Les travaux sont terminés en 1967.

* Initiée en 1951, cette disposition légale institue la création d’œuvres d’artistes-plasticiens contemporains associés à des créations architecturales publiques. Depuis sa mise en place, le 1 % artistique a permis de financer environ 12 300 œuvres.

Au cœur de Montpellier, l’Institut de botanique est le gardien du jardin des plantes de la ville, le plus ancien de France. Charles Flahault, illustre botaniste et directeur de l’institut, supervise dès 1889 la construction des bâtiments. Les locaux sont inaugurés en avril 1890 et visités en mai par Sadi Carnot, président de la République française, lors du VIe centenaire de l’université. Après 50 ans de fonctionnement, l’édifice est rénové et agrandi ; les nouveaux bâtiments sont inaugurés en 1959.

L’institut de botanique a notamment permis à Charles Flahault de rassembler l’ensemble des herbiers de Montpellier dans un seul et même lieu. Aussi abrite-t-il aujourd’hui un trésor dans ses murs vénérables : le prestigieux herbier de Montpellier, 2e herbier de France après celui du Muséum national d’Histoire naturelle par le volume et la qualité de ses collections. Outil de recherche aussi bien qu’outil patrimonial, l’herbier de Montpellier comprend environ 3,5 millions d’échantillons de plantes.

À la fin du XIXe siècle, le littoral de Sète est considéré comme un complexe zoologique d’une très grande richesse. Pour simplifier les excursions zoologiques hebdomadaires et faciliter la recherche, le professeur de zoologie Armand Sabatier décide d’y fonder une station de biologie marine.

Dès 1879, des locaux modestes lui sont mis à disposition par la ville de Sète. Peu après, il obtient un terrain sur le littoral de l’étang de Thau pour la construction de la station zoologique. Inaugurée en 1896, elle comprend tous les services indispensables à la recherche et à l’enseignement.

Dotée de riches collections réunies dans un musée zoologique comprenant de nombreux échantillons ichthyologiques (relatifs aux poissons), conchyliologiques (relatifs aux mollusques à coquille), la station de biologie marine de Sète acquiert un rayonnement et une renommée internationale. Après un siècle d’existence et d’importantes restaurations des bâtiments, elle reste un centre actif de recherches scientifiques.