Le centre de soins universitaire rejoint le réseau France Santé
Depuis début avril, le centre de soins universitaire (CSU) de l’UM figure parmi les premières structures de santé universitaires à afficher le label France Santé. Cette reconnaissance l’intègre à un réseau national qui devrait rassembler, à terme, plus de 5 000 structures de santé. Pour les étudiantes et les étudiants, cette labellisation représente un pas supplémentaire vers un accès simplifié à des soins de qualité.

Tout est parti d’une annonce du Premier ministre, Sébastien Lecornu, en septembre 2025, promettant la création d’un réseau de 5000 maisons France Santé d’ici 2027. L’objectif affiché est clair : garantir à chaque habitant l’accès à un médecin généraliste à moins de 30 minutes de son domicile et dans un délai de 48 heures. Pour créer ce réseau, les structures de proximité, les cabinets médicaux, les maisons et centres de santé ont donc été invités par les agences régionales de santé à candidater, avec l’ambition de labelliser 2000 structures d’ici à l’été 2026.
« Dès l’annonce de cette labellisation, nous avons foncé, explique Jérémy Estèves, responsable administratif du centre de soins universitaire. Ce label, soutenu par l’État, doit permettre au centre de gagner en crédibilité et en visibilité, notamment lorsqu’il oriente certaines étudiantes et certains étudiants vers des spécialistes libéraux ou des services hospitaliers. »
Cinq critères pour décrocher la labellisation
Pour candidater, l’équipe du CSU a dû répondre à cinq critères précis. Le premier imposait de garantir l’accès à au moins un médecin généraliste et un infirmier. Le centre compte cinq médecins généralistes et s’il ne dispose pas d’infirmier en interne, il peut s’appuyer sur le service de médecine préventive de l’Université ainsi que sur le réseau d’infirmiers libéraux de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), avec laquelle une convention a été signée en début d’année.
Le deuxième critère portait sur l’absence de dépassement d’honoraires, une condition respectée par le CSU, qui pratique le tiers payant intégral. Les troisième et quatrième critères concernaient l’accessibilité géographique et temporelle. « Le centre est ouvert du lundi au vendredi, de 9h30 à 14h et de 15h à 18h30, et bénéficie d’une implantation favorable aux étudiantes et étudiants, sur les lignes 1 et 5 du tramway dans le quartier Boutonnet » précise le responsable administratif. Enfin dernière case à cocher : le délai de prise en charge. Dans le cadre des soins non programmés, le CSU assure pouvoir proposer un rendez-vous en médecine générale sous 48 heures.
Deux conventions pour renforcer l’accès aux soins
Cette labellisation s’ajoute à deux autres avancées obtenues par le centre depuis le début de l’année 2026. Tout d’abord un partenariat renforcé avec la Caisse primaire d’assurance maladie de l’Hérault, formalisé par une convention-cadre signée le 8 janvier. L’objectif affiché est de faciliter l’accès aux droits et aux soins pour l’ensemble des étudiantes et étudiants, et lutter ainsi contre le non-recours aux soins.
Concrètement, cette convention prévoit la mise à disposition d’outils d’information, de formation pour les professionnels et d’un espace numérique partenaire. « Ce dispositif permet au CSU d’accompagner directement les étudiantes et étudiants dans leurs démarches de santé, notamment lorsque leur situation le nécessite par une demande de complémentaire santé solidaire, afin de leur éviter l’avance de certains frais » explique Jérémy Estèves. Le centre peut également solliciter des financements spécifiques pour des soins coûteux et accompagner les étudiants internationaux dans l’ouverture de leurs droits.
En février, le centre de soins universitaire a également signé une convention avec la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS). Ce partenariat élargit l’accès des étudiantes et des étudiants à un réseau de professionnels comprenant notamment des infirmiers, des kinésithérapeutes, des médecins généralistes, des psychologues, des orthophonistes et des pharmaciens etc. Pour le CSU, « cette coopération doit multiplier les possibilités d’orientation et contribuer à limiter les renoncements aux soins » conclut son responsable administratif.
Le CSU en quelques chiffres
- 5 médecins généralistes
- 3 psychologues cliniciens et 3 psychiatres
- 1 kinésithérapeute
- 7 300 consultations par an
- 686 patients ont déclaré le CSU comme médecin traitant
