Parcours international, conférences grand public, journées d’immersion pour les lycéens, liens avec le monde professionnel… à la Faculté d’économie, tout est fait pour favoriser l’ouverture de l’institution sur la société.

Photo © Miss Buffet Froid

Si sa silhouette cubique est aujourd’hui familière des usagers du campus Richter, c’est pourtant au centre-ville que se trouve le berceau de la Faculté d’économie. Au début des années 70, juristes et économistes cohabitaient encore dans les murs de la Faculté de droit. Les sciences économiques gagnent leur indépendance (et de nouveaux locaux) à l’occasion du déménagement sur le site Richter en 1994. Depuis, l’UFR a bien grandi, accueillant aujourd’hui quelque 2 600 étudiants chaque année, dont beaucoup venus d’autres horizons : Afrique, Europe mais aussi et surtout Asie.

Cette forte coloration internationale a inspiré la création d’un diplôme, le DU « Préparation aux études universitaires pour étudiants non-francophones ». Doyen de la faculté, François Mirabel en explique le principe : « Ce diplôme vise à éviter une situation qui était autrefois fréquente : des étudiants qui arrivent sans aucune notion de français et se retrouvent complètement perdus. Aujourd’hui la validation du DU conditionne l’entrée en L1 ». Au programme : cours de français langue étrangère, mais aussi l’essentiel des matières fondamentales de première année. La faculté propose en outre à tous ses étudiants un parcours international comprenant une part d’enseignements dispensés en anglais. Un atout pour attirer des étudiants étrangers, mais également pour les Français souhaitant développer un profil international.

Lycéens en immersion

Photo © Miss Buffet Froid

Côté offre de formation, la faculté propose un cycle de licence généraliste et 4 mentions de Master : monnaie, banque, finance, assurance ; management, politiques publiques et évaluation économique ; énergie, environnement, transport, agriculture ; et enfin un master économie industrielle et réseaux, orienté vers les nouvelles technologies. La recherche se décline quant à elle au sein de deux unités mixtes de recherche : Art’dev et Lameta. « Une bonne part des chercheurs de ces laboratoires mène des travaux en lien avec les thématiques de MUSE : le développement, la santé, l’environnement… » souligne François Mirabel. Si recherche et formation constituent le cœur de l’activité de la faculté, elles n’en résument pas pour autant la philosophie.

A l’image d’un campus Richter ouvert sur la ville, la faculté soigne ses liens avec la société. Elle accueille ainsi régulièrement dans ses murs des lycéens de toute la région pour des journées d’immersion. « Il nous semble important de montrer aux lycéens la réalité de la vie à l’université, mais aussi de présenter les cursus et les débouchés qu’offrent nos diplômes » explique le doyen. 5 ou 6 fois par an, lycéens et enseignants débarquent pour une journée bien remplie : présentation de la faculté et visite de la BU en matinée, déjeuner au resto U le midi, puis cours en amphi l’après-midi. Des lycéens qui repartent le soir avec une idée moins floue du quotidien d’un étudiant, et peut-être en tête une nouvelle vocation.

Chiffres clés

  • 8 700 m²
  • 2 545 étudiants
  • 59,3 % d’étudiants internationaux
  • 16 personnels administratifs
  • 37 enseignants-chercheurs et enseignants
  • 4 mentions (et 13 parcours) de Master
  • 1971 : création de l’UER (puis UFR) de sciences économiques
  • 1994 : installation d’une UFR de plein exercice sur le site Richter

L’initiave

Avec les « Amphis de l’éco », la Faculté d’économie prend part à la réflexion sur les grandes questions de notre temps. Inauguré l’an dernier, ce cycle de conférence met aux prises grand public et invités prestigieux : l’antropologue Paul Jorion ou les économistes Agnès Benassi et Christian De Perthuis se sont ainsi succédé à la tribune en 2016 pour évoquer des questions telles que l’avenir de l’euro ou le changement climatique.
En 2017, les « Amphis » remettent ça, avec pour invités le gouverneur de la Banque de France, attendu en septembre, ou le spécialiste de la question climatique Jean-Marc Jancovici au mois d’octobre. Des rendez-vous gratuits et ouverts à tous.