Charming week 2026 : une semaine européenne connectée
Du 18 au 21 mai 2026, l’Université de Montpellier a accueilli des membres issus des neuf universités partenaires de l’alliance d’universités européennes Charm-EU pour quatre jours de travail, de partage d’expériences et d’innovation pédagogique. Entre ateliers collaboratifs, rencontres consacrées à l’enseignement en anglais et à l’IA générative, et inauguration d’un nouvel espace à la BU Richter, la Charming week a donné à voir une alliance européenne en action.

« L’Université de Montpellier confirme plus que jamais sa dimension de campus européen avec l’accueil, cette semaine, de membres des neuf universités de l’alliance européenne Charm-EU », souligne Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier. Réunissant près de 150 participantes et participants autour d’une ambition commune, « inspirer les esprits, construire l’avenir », cette semaine européenne a renforcé les liens entre les communautés de l’alliance et ouvert de nouvelles perspectives de coopération.



Habitués à collaborer à distance, les groupes de travail du projet Charm-eight ont profité de la Charming week pour se retrouver à Montpellier et faire avancer des projets concrets autour de la mobilité, des outils numériques, de la communication et de la gouvernance. Des échanges destinés à faciliter les parcours, connecter les environnements numériques, engager durablement les communautés et renforcer l’expérience commune des étudiants et des personnels. Au-delà des travaux menés, la rencontre en présentiel a aussi contribué à décloisonner les groupes de travail, à replacer chaque action dans une finalité commune et à consolider les relations interpersonnelles indispensables à la pérennité de l’alliance.
Internationaliser les cursus
Cette dynamique collective tournée vers l’avenir s’est aussi illustrée par deux rencontres organisées presque simultanément à Montpellier, l’une sur l’enseignement en anglais, l’autre sur l’utilisation de l’IA générative dans la formation des enseignants. Accueilli par l’IUT Montpellier-Sète, l’événement consacré à l’anglais comme langue d’enseignement, ou English-Medium Instruction (EMI), a permis de croiser les pratiques des universités de l’alliance avec celles de Copenhague et de Groningen aux Pays-Bas et de l’Institut Agro Montpellier.


Les échanges se sont appuyés sur la première cartographie des pratiques EMI au sein de l’alliance, présentée par l’Université de Montpellier, qui développe depuis 2024 une offre structurée associant formation intensive et coaching pédagogique personnalisé. « Beaucoup d’enseignants craignent de quitter leur zone de confort et de s’exposer au jugement d’étudiants qui peuvent parfois avoir une meilleure maîtrise de l’anglais qu’eux-mêmes. Au-delà de la dédramatisation de l’enseignement en anglais, c’est toute une ouverture à l’international qui s’offre aux participants », explique Philippe Gerbier, directeur de l’IUT Montpellier-Sète. À moyen terme, cette rencontre pourrait contribuer à structurer une communauté de pratique EMI, à co-construire des outils communs et à poser les bases d’un cadre partagé pour l’internationalisation des enseignements.
Partager les enjeux de formation
Autre sujet, autre lieu : toujours la même volonté de faire émerger de nouvelles façons d’enseigner, d’apprendre et de collaborer en Europe. À la Faculté d’éducation (FDE) de l’Université de Montpellier, l’événement consacré à l’utilisation de l’IA générative dans la formation des enseignants a réuni, pendant près de trois jours, des formateurs et formatrices venus de plusieurs pays européens.



Au fil des présentations, ateliers pratiques et temps de co-construction, les participantes et participants ont travaillé sur plusieurs enjeux clés : réglementation, préparation des cours, accompagnement, activités d’apprentissage ou encore évaluation. « Les usages de l’IA, ou littératie de l’IA, sont au cœur des préoccupations au sein des facultés d’éducation internationales. Nous avons donc pu confronter des points de vue et construire ensemble des pistes stratégiques pour prendre en compte les enjeux de formation à venir. L’organisation d’un événement Charm-EU par la FDE fait aussi partie de nos priorités stratégiques : il s’agit de nous permettre de prendre notre place dans l’alliance et de partager nos enjeux de formation en éducation et sciences sociales », analyse Agnès Perrin Doucey, doyenne de la Faculté d’éducation de Montpellier.
Inauguration d’un nouvel espace connecté
Dernier temps fort de la Charming week 2026 : l’inauguration du nouvel espace Charm-EU à l’Université de Montpellier, en présence des partenaires européens. Situé au dernier étage de la BU Richter, ce lieu rassemble des bureaux, des salles de réunion et des espaces pédagogiques connectés à l’ensemble des campus de l’alliance. Ces salles hybrides équipées sont à l’image d’un projet pédagogique tourné vers l’internationalisation, l’inclusivité et l’apprentissage par défis concrets, comme dans le cadre du master conjoint « Global challenges for sustainability ». « La singularité de cet espace tient au fait que l’on a imaginé la salle et l’enseignement en même temps : un enseignement à l’échelle européenne, connecté, multicampus, modulable et centré sur l’étudiant. Il est destiné à être utilisé par tous les collègues qui auraient besoin d’espaces connectés pour servir de vecteur à leur enseignement innovant », insiste Gilles Subra, chargé de mission Charm-EU à l’UM.


Cet événement fédérateur a mis en lumière le rôle de Charm-EU pour stimuler la coopération interinstitutionnelle, le partage d’expertises et la circulation des idées. « La Charming week organisée à Montpellier nous a rappelé l’essence même de Charm-EU : un espace partagé où les idées innovantes se traduisent en actions concrètes. L’énergie collaborative observée tout au long de la semaine témoigne du rôle essentiel de la coopération internationale comme levier d’un espace européen de l’enseignement supérieur véritablement interconnecté et transformateur », résume Meritxell Chaves, secrétaire générale de l’alliance. Une conclusion à l’image de cette semaine montpelliéraine : européenne, collaborative et résolument tournée vers l’avenir.