Le 1er juillet dernier, deux projets phares de l’UM ont été retenus pour intégrer la nouvelle action du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA3) réservée aux IdEx et ISITE. Avec une dotation complémentaire de 23 millions, l’UM poursuit sa route vers la structuration d’une grande université de recherche en lien étroit avec la formation. 

UM2030 et UMGS pour « University of Montpellier Graduate School », voici le nom des deux projets présentés avec succès par l’UM auprès du jury international du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA3) dans le cadre de l’action « Grandes Universités de Recherche ». Beaucoup de sigles pour deux programmes bien concrets qui visent à poursuivre et finaliser l’effort de transformation initié par l’Université depuis 2017 et l’obtention du label ISITE.

12 millions pour la formation par la recherche

Immerger les étudiants dans les laboratoires de recherche dès le master 1 et, à terme, dès la licence. Voici l’ADN de cette nouvelle « University of Montpellier Graduate School » (UMGS) qui verra donc le jour dès la rentrée 2021 en réponse à l’appel à projet « Structuration de la formation par la recherche dans les initiatives d’excellence » (SFRI).

Sur les deux années de masters, douze mois seront ainsi consacrés à l’apprentissage de la recherche en laboratoire ou dans les entreprises partenaires de l’UM. « Notre objectif est de densifier les liens entre les formations de niveau master et la recherche dans nos laboratoires, afin de donner à nos étudiants les clefs pour saisir les opportunités du monde de demain », précise François Pierrot, directeur exécutif de MUSE et vice-président en charge de l’innovation.

Neuf parcours de masters

Les étudiants intéressés par cette offre de formation inédite auront le choix, dans un premier temps, entre neuf parcours de masters pluridisciplinaires entièrement dispensés en anglais. « Ces parcours labellisés UMGS s’inscriront dans des mentions existantes, tout en facilitant et en amplifiant les passerelles entres disciplines. Un étudiant en écologie qui souhaite se spécialiser en préservation de la biodiversité pourra accéder à des unités de droit avec beaucoup plus de facilité que cela ne se fait actuellement », détaille Agnès Mignot, chargée de mission « Appui au portage de projets de l’établissement en lien avec la recherche ».

Les financements obtenus permettront, entre autres, de mieux valoriser les chercheurs partenaires de ce master, de financer des doctorants afin de leur faire jouer un rôle important dans cette formation et bien sûr de soutenir les laboratoires comme le souligne Agnès Mignot : « Nous allons leur demander d’accueillir beaucoup plus d’étudiants qu’il faudra gratifier, cela représentera une part essentielle de notre budget. »

11 millions pour le projet d’intégration « UM2030 »

Dans la droite ligne du développement de MUSE, le programme UM2030 est une réponse à l’appel à projet baptisé IDéES pour « Intégration et développement des IdEx et ISITE », dans lequel l’UM propose des actions de grande ampleur répondant à cinq défis majeurs. L’égalité entre hommes et femmes avec le programme « Au-delà d’HRS4R », visant à augmenter le nombre de femmes à des postes de leadership dans les centres de recherches ou les directions administratives. Le développement durable via « Initiatives vertes » pour la sensibilisation des personnels et étudiants à la réduction de leur impact sur les émissions de carbone ou encore le programme « Science des données pour toutes les sciences » pour une transformation durable des pratiques numériques.

L’attractivité internationale est également au premier plan avec le programme « Partenariats internationaux stratégiques ». Son but ? Faire de l’UM un acteur incontournable sur la scène internationale dans les trois domaines que sont : Nourrir-Soigner-Protéger. Enfin, le renforcement du lien entre l’Université et l’écosystème local de l’innovation avec le plan « Campus de l’innovation ». Pour François Pierrot, « ce financement de 11 millions va nous permettre de finaliser la structuration d’une grande université, pivot d’un dispositif partenarial d’ESR [enseignement supérieur et recherche] ancré dans son territoire, et résolument engagée dans la compétition mondiale de l’économie de la connaissance. »

Poursuivre nos « efforts collectifs »

Ces 23 millions au total viennent donc s’ajouter à l’ensemble des moyens déjà engagés sur l’Université par le PIA depuis 2011 (Labex, Equipex, ISITE…). « Nous attendons actuellement les recommandations du jury pour finaliser ces deux projets et obtenir la validation définitive du financement par le jury, précise Philippe Augé, Président de l’Université de Montpellier. Ces moyens complémentaires vont contribuer à poursuivre nos efforts collectifs dans la construction, à Montpellier, de cette grande université de recherche autour d’une identité forte et singulière reconnue dans le monde. »