Léo Caniaux est champion de France de force athlétique et étudiant en STAPS à l’UM.

La taille des biscotos peut parfois être inversement proportionnelle à celle de l’égo. Léo Caniaux, 22 ans, les épaules aussi larges que le sourire, commente avec humilité ses propres résultats « Je suis champion de France Universitaire et c’est super mais ça reste des résultats de bébé si on les compare à d’autres championnats ». Beau bébé tout de même ! 145 kg en développé-couché, 225 kg en squat et 252 kg et demi en soulevé de terre… Du lourd comme on dit… Et surtout un joli titre de champion de France ! Le cinquième de l’année pour cette équipe de force athlétique menée par Dominique Sorgato.

« La peur de buller »

Encore peu connue en France la force athlétique, souvent associée à la musculation ou à l’haltérophilie, « consiste dans la répétition de trois mouvements avec un poids le plus élevé possible » explique Léo. A chaque mouvement (squat, développé-couché, soulevé de terre) l’athlète dispose de trois essais pour soulever le poids qu’il annonce avec toujours au ventre « la peur de buller » autrement dit « de rater le premier essai, pire si on rate les trois c’est la disqualification ! C’est un sport où il faut doser son effort et son égo. »

Passionné du ballon ovale depuis ses 14 ans, c’est par le biais de la préparation physique que Léo Caniaux découvre ses aptitudes pour la force athlétique. Il y a deux ans cet étudiant en master de STAPS, passé brièvement par la philosophie, sort du terrain pour se consacrer à la fonte. « C’est un sport en plein développement. Chaque année le nombre de licenciés augmente et les records explosent. » Seul regret de Léo, le regard parfois suspicieux du public et des autres disciplines : « On crie au dopage à chaque fois que quelqu’un sort du lot. »

« Les records explosent »

La pratique de la force athlétique fait désormais intégralement partie de la vie de Léo. Il enchaine ainsi quatre entraînements de trois heures minimum par semaine, sans compter le rugby qu’il n’a jamais vraiment mis de côté puisqu’il assure la préparation physique de deux équipes à Nîmes et Lunel. « Ce n’est pas forcément facile de concilier sport et études mais je me régale tellement… » Une passion dont il compte bien faire un métier puisqu’après son master Léo envisage de devenir préparateur sportif… Et pourquoi pas pour les rugbymen !

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