Du 4 au 7 octobre dernier, l’Université de Montpellier et ses partenaires du projet d’I-Site MUSE organisaient, en amont du Sommet Afrique-France, les « Montpellier Global Days: Africa 2021« . Ces quatre journées scientifiques ont mobilisé au total plus de 2 000 personnes venues pour écouter et échanger autour de six thématiques phares. L’occasion aussi de signer la convention d’entente stratégique entre les partenaires de Muse et de célébrer les trois nouveaux et prestigieux docteurs Honoris Causa de l’UM. Retour en images.

Ils étaient plus de 2 000, en présentiel ou à distance, à participer à ces quatre jours d’échanges scientifiques. Débats et tables rondes ont rythmé les deux premiers jours de ces rencontres organisées autour de six thématiques principales : biodiversité ; eau ; systèmes alimentaires ; santé internationale et approche one health ; transitions agro-écologiques ; technologies appliquées à « nourrir, soigner, protéger ».

LES JOURNÉES THÉMATIQUES DES 4 ET 5 OCTOBRE

Les journées thématiques sur les systèmes alimentaires se sont tenues les 4 et 5 octobre à Agropolis international. Au programme des tables rondes : « Systèmes alimentaires durables », « Systèmes alimentaires et marchés », ou encore : « Nourrir des villes africaines de plus en plus peuplées » …

Outre les chercheurs montpelliérains de Muse, ces journées ont réuni autour de Patrick Caron, vice-président de l’UM délégué à l’international, des chercheurs du Ghana, du Burkina Faso, du Bénin, de Tunisie, du Maroc et d’Afrique du Sud. Des représentants de la Ville de Montpellier ainsi qu’un ambassadeur sénégalais étaient également présents.

C’est sur le campus de Saint-Priest que les spécialistes de technologies se sont réunis les 4 et 5 octobre autour de la question « Quelle technologies pour soigner, nourrir, protéger ». Afrique du Sud, Djibouti, Sénégal, Niger ou encore Côte d’Ivoire, ils étaient nombreux à participer à ces trois tables rondes animées par Laurent Dusseau (CSU) Lionel Torres (Polytech), Pascal Bonnet (Cirad), Nicolas Baghdadi et Isabelle Piot-Lepetit (Inrae).

Les membres de MUSE et leurs partenaires africains, locaux, régionaux ou internationaux, ont établi des collaborations de longue date. Des partenaires présents au Cirad pour ces deux journées consacrées à l’agroécologie.

Elisabeth Claverie de Saint Martin, présidente-directrice générale du Cirad.

L’agroécologie comme moyen de tendre vers la durabilité des filières ? L’exemple du cacao.

C’est sous la responsabilité d’Eric Servat, directeur du centre UNESCO Icireward, que se sont tenues les journées consacrées à l’eau.

Parmi les spécialistes venus de tout le continent africain, la sénégalaise Fatimatou Sall de l’Association des jeunes professionnels de l’eau et de l’assainissement.

En marge des tables rondes, une exposition sur les projets de recherche menés en Afrique, se tenait dans le hall de l’Institut de botanique.

Partenariats internationaux, enjeux infectieux, approches one health… c’est Glenda Grey, présidente et PDG du Conseil sud-africain de la recherche médicale (SAMRC) qui a animé ces deux journées consacrées à la santé internationale.

Aux côtés de Glenda Grey, Philippe Vande Peer, responsable du service virologie et bactériologie au CHU de Montpellier et chercheur à l’Inserm a animé une partie des débats, à la Maison des étudiants « Aimé Schoenig ».

La biodiversité était bien sûr une thématique très attendue. Les tables rondes se sont déroulées à l’Institut de botanique sous la responsabilité des montpelliérains Rutger De Wit (CNRS), Philippe Jarne (CNRS) et Daniel Barthelemy (Cirad).

Allassane Ouattara professeur à l’Université d’Abidjan (Côte d’Ivoire) est venu présenter son travail sur la biodiversité des écosystèmes aquatiques, la gestion intégrée des ressources en eau, le développement aquacole et l’aménagement des pêcheries.

LES JOURNEES TRANSVERSES DES 6 ET 7 OCTOBRE

Après ces deux jours de réflexions thématiques, de nombreux experts se sont à nouveau succédés à la Faculté de pharmacie puis sur la scène de l’Aréna pour un exercice de synthèse et de nouveaux débats. Parmi eux :

Nadine Andrieu, agronome au Cirad, pour la restitution du groupe agroécologie.

Prisca Mugabe de l’Université du Zimbabwe, rapporteuse du groupe biodiversité.

La tunisienne Oula Amrouni, chercheuse à l’Institut national des sciences et technologies de la mer.

Nicolas Meda, ancien ministre de la santé au Burkina-Faso et médecin épidémiologiste a pris la parole pour le groupe « Santé internationale ».

 

Aboubaker Hassan, du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche de Djibouti a présenté la synthèse du groupe « technologies pour nourrir-soigner-protéger »

 

De nombreuses figures de la recherche africaine et de la société civile se sont succédées autour de Tawana Kupe (voir docteur honoris causa) parmi elles : Mboo-Tchouawou Michèle de African Women in Agricultural Research and Development au Kenya. Joyene Isaacs, de l’ARC en Afrique du Sud, Alpha Kabinet Keita, du centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée, Kako Nubukpo, de l’Union économique ouest africaine, Alice Ruhweza du WWF Afrique…

Sina Schlimmer du Centre Afrique Subsaharienne de l’Institut français de recherche international

L’après-midi a ensuite été consacrée à un débat croisé entre acteurs de la société civile et chercheurs sur différents thèmes dont la Grande Muraille Verte. Un débat auquel a participé le ministre français de l’agriculture Julien de Normandie.

Le débat sur le développement par l’enseignement supérieur a réuni des étudiants autour de Moussa Diaby, de l’Institut national polytechnique Houphouët Boigny en Côte d’Ivoire ou Serigne Magueye Gueye, directeur général du campus franco-sénégalais.

Valérie Verdier, présidente directrice générale de l’IRD a participé à la table ronde : « Quelles perspectives et trajectoires pour le développement par la recherche ?« .

Habiba Chaabouni, de l’Académie des sciences de Tunisie était présente pour la table ronde « Construire ensemble l’intelligence de demain pour l’Afrique et pour le monde »

Conclusion des Montpellier Global Days avec Philippe Augé, Université de Montpellier, Sophie Béjean, Rectrice de l’Académie d’Occitanie, Michaël Delafosse, Montpellier Méditerranée Métropole & Ville de Montpellier

Le Nouveau Sommet Afrique France (8 octobre)

L’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation étaient au cœur du dispositif mis en place pour le Nouveau Sommet Afrique France à l’Arena le 8 octobre. Voir la vidéo.

Tout au long de ces deux jours de restitution et de réflexion, les visiteurs se sont succédés dans l’espace de 300 m2 dédiée à l’ESRI.

Astou Camara de l’Institut sénégalais de recherches agricoles, Prisca Mugabe de l’Université du Zimbabwe et Abdoulaye Touré du centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée.

Philippe Augé à l’Aréna lors de la journée de synthèse.

Philippe Nérin de la SATT AxLR était présent aux côtés de Bouna Kane, directeur de Simplon Afrique, une start-up proposant de la formation au métier du numérique.

Des étudiants avec Siaka Koné de l’Institut national polytechnique Houphouët Boigny, (Côte d’Ivoire) et Serigne Magueye du Campus franco-senegalais

Patrick Caron, vice-président délégué à l’International de l’UM échange avec Youba Sokona, vice-président du GIEC

Antoine Petit,  PDG du CNRS

La thématique ESRI du Nouveau Sommet Afrique France se conclut sur la signature d’entente stratégique entre les partenaires du projet MUSE en présence du Président de l’UM et de l’ensemble des PDG, directrices et directeurs des écoles, organismes de recherche et CHU partenaires et de Sophie Béjean, Rectrice de la Région académique Occitanie

LES HONORIS CAUSA

Ces Global Days- Africa 2021 ont également été l’occasion de décerner le titre de docteur Honoris Causa de l’Université de Montpellier à trois grandes noms de la recherche africaine.

Chipepo Kankasa est pédiatre en Zambie où elle exerce à l’hôpital de Lusaka. Voir la vidéo.

C’est des mains de Philippe Augé et sur la proposition de Philippe Vande Peer médecin (à gauche sur la photo) spécialisé dans la lutte contre le sida en Afrique, que lui a été décerné le titre d’honoris causa. Voir la vidéo.

Denis Mukwege, surnommé « l’homme qui répare les femmes » est un gynécologue congolais fondateur de l’hôpital Panzi. Cet établissement accueille spécifiquement les femmes victimes de viols et d’agressions sexuelles commis dans un contexte de guerre. Denis Mukwege a reçu le prix Nobel de la Paix en 2018.

C’est à la salle Rabelais que le gynécologue congolais a donné une conférence pour présenter son dernier ouvrage intitulé La force des femmes et dans lequel il expose la méthode développée dans l’hôpital Panzi.

Docteur honoris causa et citoyen d’honneur de Montpellier, c’est en présence de la rectrice Sophie Béjean, du maire Michaël Delafosse, du président Philippe Augé, du doyen Mondain et de nombreux vice-présidents et membres de la Faculté de médecine que s’est déroulée la cérémonie. Voir la vidéo.

Tawana Kupe (à droite) et Patrick Caron, vice-président délégué à l’international. Tawana Kupe est un universitaire zimbabwéen-sud-africain. Il est président de l’Université de Pretoria en Afrique du Sud, et spécialiste de l’étude des médias et du journalisme. Voir la vidéo.

Tawana Kupe et Philippe Augé lors de la cérémonie. Voir la vidéo.