Loïc Lalague est champion de France 2019 de kick-boxing, également qualifié pour les championnats de France de boxe française en équipe et étudiant en master 2 d’hydrogéologie à l’UM.

C’est à Rouen en mars dernier que Loïc Lalague, 22 ans, est allé décrocher son titre de champion de France universitaire. Une compétition remportée dans la sueur mais aussi et surtout dans la bonne humeur de cette belle équipe montpelliéraine composée de cinq boxeurs et emmenée par Atmane Ben Rabia . « On a beaucoup rigolé, l’ambiance était vraiment très cool » confie le jeune boxeur.

« Contrôle de soi »

Loïc découvre les sports de combat à 16 ans. Il commence par le taekwondo puis la boxe anglaise avant d’opter pour la boxe française et le kick-boxing il y a deux ans. Appartenant au groupe des boxes « pieds-poings », le kick-boxing est une discipline venue des États-Unis et du Japon dans les années 60. Les combats se déroulent suivant différentes modalités, allant de la mise hors combat (le K.O), au « soft contact » comme c’est le cas en compétition universitaire : « Nous n’avons pas le droit de frapper, seulement de faire l’assaut. Il faut contrôler ses émotions, faire attention à ce que l’on fait ».

Une maîtrise que le sportif apprécie tout particulièrement, tout comme le fait de « se remettre en question. Il y a toujours quelqu’un de plus fort que soi alors il faut avoir la niaque, donner le meilleur et surtout, ne pas montrer ses faiblesse même quand on est fatigué. » Une fatigue qui ne semble pas atteindre cet étudiant en hydrogéologie qui mène donc de front son master 2, ses deux à quatre entraînements par semaine auxquels il ajoute la pratique du footing et de l’escalade… « Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour faire autre chose mais ce n’est pas le plus compliqué pour moi. »

« Une surveillance quotidienne »

Car pour les athlètes le goût de la victoire va souvent de paire avec un régime alimentaire stricte. La bête noire de Loïc ! Inscrit dans la catégorie des moins de 77 kg, celui-ci s’impose une surveillance quotidienne avant les compétitions afin de ne pas dépasser cette limite de poids, et risquer « de se retrouver face à des adversaires beaucoup plus grands que moi. » Une contrainte qui ne lui manquera pas dans sa future vie professionnelle, qu’il n’envisage pas sur un ring mais plutôt au contact « des nappes phréatiques. C’est concret, c’est visuel, j’aime ça ! ». Quoi qu’il en soit, la boxe aura appris à ce futur hydrogéologue à se méfier… de l’eau qui dort !

Les sportifs de l’UM au top !

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