C’est un nouveau programme Erasmus + qui démarrera début 2021 et pour les six années suivantes. Responsable, ouvert et ambitieux, tels sont les trois mots clés de la prochaine feuille de route. Avec en prime l’obtention du label « Bonnes pratiques » décerné par la commission européenne en octobre dernier qui consacre ainsi la qualité du travail réalisé par les équipes de l’UM sur la période 2014-2020.

C’est une petite plaque qui vient honorer un grand travail, celui des équipes relations internationales à l’UM, en central et dans les composantes. Une reconnaissance attribuée suite à l’audit réalisé par l’Agence nationale Erasmus qui « valide ainsi la qualité de la mise en œuvre du programme Erasmus + sur la période 2014-2020 et sa conformité avec la charte signée par Philippe Augé, le président de l’UM » explique Nadia Lagarde la directrice adjointe de la direction des relations internationales (DRI).

Suivi des mobilités sortantes et entrantes, accompagnement linguistique mais aussi reconnaissance de nos formations dans les pays partenaires, « c’est une des formes de labellisation de nos bonnes pratiques » poursuit Nadia Lagarde d’autant que les étudiantes et les étudiants ne sont pas les seuls bénéficiaires, le programme européen s’adressant également aux personnels de notre université (enseignants et administratifs).

Échanger pour se renforcer

Une actualité qui tombe à pic puisque c’est dans les semaines à venir que débutera en interne la campagne d’information et de promotion sur le nouveau programme Erasmus + qui couvrira la période 2021-2027. Et pour Camylle Pernelle, cheffe de service « le programme Erasmus +, reste méconnu en dehors du volet mobilité. Les possibilités de coopération sont multiples et fortement axées sur l’échange de bonnes pratiques, l’innovation et le renforcement des capacités des établissements d’enseignement supérieur ».

Internationalisation des études doctorales en lien avec des universités d’Afrique du Sud, partage de savoir-faire en matière de transition verte et de développement durable avec nos partenaires européens dans le cadre du projet UNI-ECO, travaux sur la structuration du dispositif de validation des acquis de l’expérience avec des universités algériennes, création d’un master gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest… Autant d’exemples qui témoignent de la diversité et de l’ouverture des missions assurées dans le cadre d’Erasmus +.

Responsabilité, ouverture et ambition

Des missions que la DRI compte bien étendre grâce à ce nouveau programme articulé autour de trois axes : responsabilité, ouverture et ambition. « Responsable en étant encore plus attentif aux questions de transition écologique, en faisant par exemple davantage la part belle aux modes de transports doux dans les mobilités » explique Camylle Pernelle. Plus ouvert également grâce à des dispositifs plus inclusifs, « nous voulons élargir nos mobilités aux personnes en situation de handicap, ajoute Frédéric Achard, chef du service mobilité, et mieux prendre en compte les publics défavorisés socialement. » Pour cela des mobilités hybrides ainsi qu’une plus grande digitalisation seront proposées.

Ambitieux enfin car « avec ce nouveau programme c’est un triplement des budgets et une extension des mobilités que promet l’Europe, poursuit Frédéric Achard. Autant de bourses et de mobilités en plus pour les étudiants qui doivent savoir que nous sommes là pour les aider à réaliser leur mobilités internationales avec un maximum d’aides possibles en mobilisant les bourses Erasmus+, les bourses AMI ou encore celles de la région. »

« Vous avez une idée, nous en faisons un projet »

Mais cette campagne d’information ne s’adresse pas uniquement aux étudiants candidats au départ.

Erasmus + s’adresse également aux enseignants-chercheurs qui souhaiteraient monter des projets dans le cadre du programme comme le souligne Camylle Pernelle : « Si vous avez une idée, nous en faisons un projet, voilà le message que nous souhaitons leur faire passer. » Autre volonté du nouveau programme : inclure davantage les collectivités territoriales, région, département, métropole… Au niveau national l’UM se situait cette année encore dans le top 3 des universités les plus dynamiques dans la mise en œuvre de son programme Erasmus+. Une place qu’elle ne devrait pas quitter de sitôt.

La mobilité étudiante à l'UM en chiffres

Chaque année, en moyenne, 550 étudiants partent en mobilité internationale dans le cadre de leurs études dont approximativement 350 en Europe. Concernant les mobilités de stage à l’étranger, ce sont en moyenne 930 étudiants qui peuvent bénéficier de cette expérience dont 450 en Europe. Les destinations les plus prisées sont le Canada, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Irlande et l’Allemagne. Enfin environ 420 étudiants étrangers en programme d’échange sont accueillis chaque année à l’UM. Les Allemands, les Belges, les Espagnols et les Italiens arrivent en tête.