Droit et art brut – Statut juridique des artistes internés et régime juridique de leurs œuvres
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Depuis 1945 et son invention par Jean Dubuffet, l’Art brut s’est installé durablement dans la scène de l’art contemporain. Des musées, des grandes institutions publiques, des collectionneurs privés et des galeristes ont procédé à d’importantes acquisitions dans ce secteur, entérinant de facto l’existence d’un marché spécifique et d’une spéculation concomitante. Si le marché de l’art soulève régulièrement des questions voire des indignations quant à la répartition de la valeur, ces questions prennent un relief encore plus saillant pour ce qui concerne l’Art brut.
Comment arbitrer le conflit entre le droit spécifique des musées défini comme l’inaliénabilité des collections publiques et celui des familles et descendants de ces auteurs enfermés ? Autant de questions qui, sur le plan juridique, interpellent tant les artistes, leurs familles, les institutions publiques que le public lui-même parfois confronté, dans cette esthétique également, à la fraude artistique.

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