Faculté de droit et science politique, bât. 1, amphi C – 39 Rue de l’Université, Montpellier.

Le colloque s’intéresse à la criminalisation du marché de l’art et de la mise en péril du patrimoine des biens culturels. Les évolutions sociétales et juridiques de la fin du XXème siècle et du début du XXIème siècle mettent en lumière l’émergence de nouvelles formes de criminalité liées, notamment, à la valeur des biens culturels et à leur entrée dans un marché parallèle.
La marchandisation de l’art, de manière « sauvage », conduit à représenter, par exemple, la troisième source de financement de groupes terroristes, tels que Daesh. L’exemple de la cité antique de Palmyre cible des groupements terroristes a frappé les esprits.

Face à ces défis et enjeux, le droit pénal se doit d’intervenir, sur le territoire national, mais également à l’étranger et directement sur le théâtre des opérations terroristes.

La protection des biens culturels est ainsi devenue une priorité, à l’échelle nationale et internationale.

En parallèle, l’art se saisit également du droit pénal, pour le décliner en fonction de ses disciplines. Il s’agira ici de montrer l’appréhension du crime et du droit pénal dans la littérature, le cinéma et le théâtre, notamment. Et l’art peut être source de réponse du droit pénal, face à des textes de chansons susceptibles d’être appréhendés sous le coup de l’incitation à la haine ou de l’apologie du terrorisme. Les affaires « Dieudonné » et « Nick Conrad » sont très significatives à ce propos.

Le colloque ainsi construit sera animé par des universitaires et des professionnels ce qui contribuera à la richesse de la réflexion.

Crédits Illustration :

L’avocat par Paul Cézanne
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