Le groupe de Coimbra souffle ses 40 bougies européennes
En 2025, le groupe de Coimbra a fêté ses 40 ans. Ce qui correspond à presque autant d’années d’implication de l’Université de Montpellier dans ses groupes de travail comme dans ses échanges de bonnes pratiques. Sa mission : faire rayonner l’excellence des universités européennes à l’international.

Fondé en 1985 à l’université de Coimbra au Portugal et officiellement constitué en 1987, ce réseau revendique depuis 40 ans sa volonté de rassembler « des universités multidisciplinaires établies de longue date, à forte intensité de recherche, d’une réputation internationale exceptionnelle, favorisant la collaboration et l’innovation sur le continent européen ». Un réseau international particulièrement actif que l’Université de Montpellier a rejoint dès 1991.
Le groupe de Coimbra a également pour ambition d’influencer la politique européenne de l’éducation et de la recherche. « C’est le plus ancien réseau d’universités européennes. Il a été notamment créé afin de permettre à ces universités d’être des partenaires de confiance pour la Commission européenne dans le cadre de l’élaboration de sa stratégie et la construction de projets à l’échelle de l’Europe », explique Pierre-Antoine Bonnet, représentant de l’UM au sein du groupe de Coimbra depuis une douzaine d’années.
Des partenariats stratégiques
Le groupe de Coimbra est aussi fortement engagé dans le renforcement des collaborations intra-européennes. L’éducation, la recherche, l’innovation ou encore la responsabilité sociétale sont autant de domaines de réflexion communs et de coopérations possibles grâce à des groupes de travail thématiques et à l’échange de bonnes pratiques. L’Université de Montpellier a ainsi pu partager son expérience concernant le label européen HR Excellence in research, étant la première institution française à le recevoir en 2015.
La diversité de ces interactions entre les membres du Groupe de Coimbra explique la longévité de leurs partenariats stratégiques. « Comme c’est un réseau large de 42 universités, des consortiums à dimension variable se créent pour répondre à des appels d’offre », détaille l’ancien professeur de la Faculté de pharmacie. De fait, huit des neuf membres (dont l’UM) de l’alliance d’universités européennes Charm-EU appartiennent au réseau Coimbra. Les staff weeks de l’UM sont aussi l’occasion d’enrichir les liens existants.
Car les collaborations interacadémiques se tissent aussi au niveau des personnels. « Etant donné que les départements des relations internationales se connaissent très bien, le réseau peut aussi accompagner les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs en quête de collaborations », souligne Pierre-Antoine Bonnet. Les étudiantes et étudiants sont également directement impliqués, notamment grâce au concours européen 3 minute thesis, un concours de vulgarisation scientifique ouvert aux doctorantes et doctorants de toutes les universités membres du réseau.