Le pavillon astronomique du Jardin des plantes : un patrimoine scientifique restauré par l’UM
Le jeudi 9 avril 2026, l’Université de Montpellier a inauguré le pavillon astronomique restauré du Jardin des Plantes de Montpellier. Cette inauguration s’est déroulée en présence de Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, Isabelle Laffont, doyenne de la Faculté de médecine Montpellier-Nîmes ainsi que John De Vos, directeur du Jardin des Plantes. Entièrement financée par l’Université de Montpellier, cette opération de restauration d’un montant de 122 000€, valorise un élément emblématique du patrimoine historique universitaire montpelliérain.

Un témoin de l’histoire scientifique montpelliéraine
A la fin du XVIIIe siècle, Montpellier se cherche un nouveau site d’observation astronomique après la suppression de l’observatoire de la tour de la Babote en 1793.
En 1877, le legs du professeur d’astronomie Jean-Nicolas Legrand permet l’acquisition d’un télescope de Foucault, considéré à l’époque comme un instrument de pointe. Afin de l’accueillir, un pavillon est construit au Jardin des plantes à la demande du professeur André Crova, titulaire de la chaire de physique à la Faculté des sciences. Le site, validé dès 1862 par l’astronome Urbain Le Verrier, est choisi pour son éloignement relatif des nuisances urbaines, propice à l’observation astronomique. Le pavillon prendra place dans le jardin anglais à proximité du bassin des nelumbos. Il sera inauguré le 28 juillet 1879, à l’occasion de l’observation de l’occultation de l’étoile Antarès par la Lune.
Entre controverses et abandon progressif
La construction du pavillon ne fait toutefois pas l’unanimité. Charles Martins, alors directeur du Jardin et professeur à la Faculté de médecine, s’y oppose, estimant que l’humidité du site pourrait détériorer l’équipement. Une controverse s’engage avec les enseignants de la Faculté des sciences, nécessitant l’arbitrage du ministre de l’Instruction publique, qui valide finalement le projet. Dès le début du XXe siècle, l’état de la coupole se dégrade. L’usage du pavillon diminue progressivement, jusqu’au retrait du télescope en 1964, transféré à l’Université des Sciences et Techniques du Languedoc.
Un lieu restauré, entre mémoire et médiation
Transformé temporairement en planétarium en 1988, le pavillon astronomique connaît aujourd’hui une nouvelle phase de son histoire avec cette restauration. Désormais, ce lieu revêt une dimension à la fois patrimoniale, pédagogique et symbolique. Il évoque le lien entre observation du vivant et compréhension de l’univers, dans la continuité de la tradition scientifique montpelliéraine. Cette restauration redonne ainsi vie à un élément emblématique du patrimoine universitaire, tout en enrichissant l’expérience des visiteurs du Jardin des Plantes de Montpellier.

