L’Université de Montpellier accélère sa transition énergétique avec des installations photovoltaïques

L’Université de Montpellier poursuit et renforce sa politique de transition énergétique avec la prochaine mise en service de centrales photovoltaïques sur les campus de l’IUT de Nîmes, de Richter et de Saint-Priest à Montpellier. Ce projet vise à réduire durablement l’empreinte environnementale de l’Université tout en diminuant ses dépenses énergétiques, grâce au dispositif d’autoconsommation collective patrimoniale.

Des centrales photovoltaïques au service d’une énergie locale et partagée

Dans le cadre de sa stratégie globale de rénovation énergétique de son patrimoine, l’Université de Montpellier déploie trois centrales photovoltaïques d’une puissance de 100 kW chacune, implantées à Nîmes et Montpellier. Ces installations s’inscrivent dans le nouveau dispositif national d’autoconsommation collective patrimoniale, permettant de répartir la production d’électricité entre plusieurs bâtiments proches.

Concrètement, l’électricité produite par la centrale photovoltaïque installée sur le campus Richter sera consommée par l’ensemble des bâtiments du site. À Nîmes, le surplus de production de la centrale de l’IUT sera redistribué à la Faculté de médecine située à environ un kilomètre. Ce modèle optimise l’utilisation locale de l’énergie produite et renforce l’autonomie énergétique de l’Université.

Le financement de l’opération, qui s’élève à 300 000 euros pour les centrales, a été possible grâce au Contrat d’objectifs, de moyens et de performance que l’Université a signé avec le Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Espace, les autres travaux étant pris en charge par l’établissement. L’investissement devrait être rentabilisé en six ans. Les installations photovoltaïques constitueront également un outil pédagogique et scientifique : étudiants, étudiantes, chercheurs et chercheuses pourront suivre la production en temps réel et mener des analyses de performance.

Une transition énergétique globale inscrite dans une stratégie de long terme

Au-delà du solaire, l’Université de Montpellier agit sur l’ensemble de ses leviers de décarbonation. Elle réduit progressivement ses émissions de CO₂ et sa dépendance au gaz en raccordant dès que possible ses bâtiments à des réseaux de chaleur urbains. À ce jour, près de la moitié des surfaces universitaires (soit environ 250 000 m²) sont déjà connectées à ces réseaux. À court terme, cette proportion atteindra les deux tiers, avec le raccordement prochain de la Faculté de pharmacie et de l’IUT de Montpellier-Sète au Réseau de Chaleur Nord Alco, en cours de construction par Montpellier Méditerranée Métropole.

L’ensemble de ces actions s’inscrit dans le Schéma directeur de la transition écologique (SDTE) de l’Université de Montpellier, un document structurant qui vise à amplifier les mesures existantes et à coordonner la mise en œuvre d’une politique environnementale ambitieuse, à la hauteur des engagements et des responsabilités de l’Université.

Informations pratiques :

Les trois centrales photovoltaïques installées sur l’IUT de Nîmes, le campus Richter et le site Saint-Priest de Montpellier représentent au total 1 260 m² de panneaux photovoltaïques en toiture, pour une puissance cumulée de 300 kWc et une production annuelle estimée à environ 400 MWh. L’opération permet également de refaire l’étanchéité de certaines toitures et de renforcer leur isolation, améliorant ainsi la performance énergétique des bâtiments concernés.