Camille Tedesco est chargée de formation et d’appui à la recherche au sein du service commun de documentation (SCD). A la BU de Richter, mais à mille lieux de l’image classique de la bibliothécaire, elle nous fait découvrir ses missions dans le cadre de la série « vidéo » Rouages produite par l’Université de Montpellier.

« Les étudiants et les enseignants ont encore une image un peu vieillotte des bibliothèques universitaires, ils n’ont pas forcément connaissance de tous les services que nous pouvons leur apporter » constate, sans fatalisme Camille Tedesco. C’est en 2020 que la jeune chargée de formation et d’appui à la recherche quitte Paris pour rejoindre l’équipe du service commun de documentation de l’UM, « avec la chance de travailler dans le cadre particulièrement agréable de la BU Richter tout en intervenant sur la totalité des sites et des disciplines ».

« Que ces formations leur soient utiles »

« Je sais que ça semble naïf mais j’aime vraiment l’idée de venir chaque matin au travail pour rendre service, pour accompagner les gens dans leur recherche de solution » poursuit Camille dont le travail s’articule autour de deux missions principales, à commencer par la formation. « Je forme les étudiants et étudiantes en droit, économie, gestion et science politique au niveau licence, master et doctorat. » Au menu de ces formations, des items classiques tels que la recherche documentaire « à l’aide des différentes ressources mises à leur disposition par l’Université mais aussi tout ce qu’ils peuvent trouver en open access » précise la formatrice. La gestion des références bibliographiques avec l’outil Zotero reste également très demandé par les étudiants comme par les enseignants.

A côté de ces formations assez classiques, le SCD réfléchi également des propositions plus innovantes pour l’année 2022-2023 telles qu’une formation sur les fakes news, la revue de littérature, les compétences informationnelles ou des ateliers bi-mensuels sur la veille ou l’identité numérique. « Notre objectif est que ces formations leur soient utiles dans leur cursus universitaire, voire professionnel, et que cela favorise leur réussite étudiante. Et on le voit, quand un étudiant est content de ce qu’il a appris, il en parle aux autres ou aux enseignants qui viennent nous solliciter à leur tour. »

« Faire des liens »

Changement de casquette ! Dans le cadre de sa deuxième mission, plus de formation mais d’’appui à la recherche comme l’explique Camille Tedesco : « Concrètement, j’aide les chercheurs à gérer les données qu’ils produisent dans le cadre de leur projet de rechercheUne mission divisée en deux pôles : un pôle publication autour de l’open access qui a été mis en place à l’UM dès 2017 et un pôle plus spécifique sur les données de la recherche, l’open data donc sur lequel nous travaillons depuis 2020. » Un domaine en pleine évolution et en pleine structuration nationale et internationale et dans lequel les chercheurs ont souvent besoin d’être écoutés et guidés.

« Mon travail consiste à trouver pour chaque chercheur, pour chaque discipline ou doctorant, les bons outils, les bonnes pratiques, ceux qui vont être les plus adaptés à leurs besoins, à leur discipline et au projet de recherche en particulier. Nous faisons du lien entre eux et les ressources/outils. » Une mission dans laquelle Camille Tedesco ne dispose pas de réponses toutes faites mais dans laquelle elle accompagne, guide, oriente vers d’autres services le cas échéant, pour au final offrir une solution entièrement personnalisée. Là encore, la veille et la mise à jour sont indispensables pour connaître l’évolution des dernières politiques nationales, européennes, et internationales mais également toute la gamme des services proposés à l’Université.

« Une petite étincelle »

Des missions en phase avec les besoins actuels mais qui peinent encore à se faire connaître auprès du public concerné malgré les efforts déployés par le service commun de documentation : « Nous sommes présents quand il y a des grands moments phares en collaboration avec les autres services de l’université. Par exemple, nous contactons tous les nouveaux porteurs de projets de recherche ANR et nous proposons des webinaires thématiques bi-mensuels que nous diffusons avec la DRED et de la DIPA. » Mais le mieux reste encore le bouche à oreille, d’autant plus efficace si les étudiants, enseignants ou chercheurs ressortent satisfaits voire étonnés de la formation.

Alors Camille traque dans le regard de ceux qu’elles forment « la petite étincelle, le regard qui s’éclaire au moment où ils comprennent ce que je leur explique et à quel point cela va leur être utile. Je crois que c’est un des moments les plus satisfaisants dans mon métier ! » Et les livres dans tout ça ? « Je n’en touche aucun dans le cadre de mon travail » conclut Camille Tedesco, illustrant ainsi la diversité des profils et des métiers exercés aujourd’hui dans les BU.