Bienvenue dans La science s’aMuse, l’émission scientifique, co-produite par l’UM et Divergence-FM, qui vous emmène en croisière dans l’archipel des laboratoires Muse. A la veille des élections régionales, et six ans après la fusion des régions, le politologue du CEPEL, Emmanuel Négrier, nous aide à faire le bilan de cette réforme.

Terre en vue ! Aujourd’hui nous jetons l’ancre sur nos territoires et plus précisément sur nos régions. Le 1er janvier 2016, la France se réveillait avec non plus 22 régions mais 13, suite à l’entrée en vigueur de la loi relative à la délimitation des régions. Une loi annoncée comme un des piliers fort de l’acte III de la décentralisation voulue par François Hollande, qui, rappelez-vous, n’est pas née sans douleur. De l’Alsace craignant de passer sous le joug de Nancy, à Nantes revendiquant son lien historique avec la Bretagne, en passant par le Centre bien isolé, la carte française s’est soudainement transformée en casse-tête chinois.

Six ans après et à la veille des élections régionales, les premières depuis l’application de cette réforme, celle-ci a-t-elle atteint ses objectifs ? D’ailleurs quels étaient-ils ces objectifs ? Comment ce redécoupage géographique a-t-il impacté les compétences régionales déjà bousculées par la loi NOTRe, autre axe fort de la décentralisation ? On en parle aujourd’hui avec notre invité, Emmanuel Négrier. Il est politologue au Cepel, le laboratoire de science politique de l’Université de Montpellier. Il a codirigé avec Vincent Simoulin, sociologue à Toulouse, (tiens tiens), un ouvrage collectif intitulé La fusion des régions : le laboratoire d’Occitanie.

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