Limites planétaires : vers une transformation du droit de l’environnement

Le 26 mars 2026, une conférence organisée par l’Institut MAK’IT (Montpellier Advanced Knowledge Institute on Transitions) et la KIPPT (Key Initiative Politiques publiques de transition) s’est tenue dans le cadre de la résidence du groupe CAT (Constructive Advanced Thinking) à MAK’IT.  Cette rencontre a mis en lumière le  projet CAT “Metamorphoses of Law(s)? A critical exploration of planetary boundaries and their meaning for the law relating to the environment”.

Au cœur des échanges : les implications du concept de limites planétaires pour le droit de l’environnement. Encore émergent dans les sciences sociales, ce concept invite à repenser les fondements juridiques face à l’accélération des crises écologiques.

En croisant droit, sociologie et philosophie des sciences, les chercheuses et chercheurs ont exploré la manière dont ce concept, encore émergent dans les sciences sociales, interroge les fondements du droit de l’environnement. Malgré des avancées significatives au cours des dernières décennies, les dispositifs juridiques peinent encore à répondre à l’accélération des crises écologiques et restent largement structurés autour d’une approche anthropocentrée.

Certaines évolutions sont toutefois en cours. Les limites planétaires, bien que non intégrées formellement dans le droit, apparaissent de manière indirecte dans certains contentieux internationaux. Des notions telles que les seuils critiques, les points de bascule ou l’irréversibilité des dommages, traduisent une prise en compte croissante du caractère systémique des enjeux environnementaux.

À plus long terme, ce cadre scientifique pourrait contribuer à faire évoluer le droit en profondeur. Il ouvre la voie à une meilleure articulation entre droit de l’environnement, droits humains, et droit économique, et à l’émergence de nouveaux standards juridiques.

Encore exploratoire, cette réflexion invite à repenser la place du droit face à l’urgence écologique, en intégrant davantage les interdépendances entre sociétés humaines et milieux vivants.

Le groupe CAT poursuivra ses travaux en septembre 2026 à l’occasion d’un workshop de deux jours réunissant chercheurs et experts internationaux.