Comprendre la dynamique du lagon et du récif, c’est l’objectif des chercheurs du laboratoire Géosciences Montpellier partis semer capteurs et sondes sur l’île de Maupiti en Polynésie française.

Bienvenue à Maupiti, petite île paradisiaque d’à peine 11 km² à quelques encablures de Bora-Bora en Polynésie française. Loin du tourisme de masse, une destination de rêve pour les amateurs de calme… et pour les littoralistes et géophysiciens du laboratoire Géosciences Montpellier et de GLADYS. « Avec son lagon fermé où l’eau ne sort que par une seule passe, Maupiti est un modèle idéal pour étudier la dynamique du lagon, explique Frédéric Bouchette. On peut en particulier caractériser la manière dont les vagues passent par-dessus le récif corallien et les modalités de transformation de l’énergie des vagues en courant, niveau d’eau et transport. » Pour comprendre la dynamique du lagon et du récif, les chercheurs ont mené deux missions à Maupiti en mai et de juin à août 2018. Pression, courant, tem-pérature, vent, hauteur d’eau, vagues, topographie, l’île a été truffée de capteurs et de sondes qui ont permis aux chercheurs d’étudier le système en détail. Par ailleurs, la mission a été l’occasion de nouveaux développements méthodologiques : « Nous voulions vérifier si un sismomètre était capable d’entendre le bruit des vagues sur la plage elle-même », précise le chercheur. « L’île a la taille idéale : elle est petite et peu peuplée donc le bruit sismique est peu perturbé par la présence de l’homme, souligne Erik Doerflinger, mais elle possède tout de même les infrastructures nécessaires pour assurer la logistique des missions. »

Photos © Frédéric Bouchette / Benoit San Nicolas / Damien Sous / Samuel Meule / Erik Doerflinger / Google 2018 CNES – Airbus