Cette semaine, Hélène Fréville de l’Institut AGAP pour amélioration génétique et adaptation des plantes tropicales et méditerranéennes, nous parle des performances des mélanges variétaux dans la culture du blé. En seconde partie d’émission Charles Cunault vous fait découvrir la plateforme de technologie alimentaire.

Il y a 10 000 ans, entre la Méditerranée et l’Euphrate, s’écrivaient les premières lignes d’une longue, très longue histoire. Celle de la domestication du blé par l’homme. Si les premières cultures se font à partir de croisements spontanés entre graminées sauvages, l’homme perfectionne vite ses pratiques – entendez en quelque milliers d’années quand même – favorisant peu à peu l’émergence d’espèces plus robustes et plus productives. A partir de là, l’histoire de l’humanité et celle du blé resteront inextricablement liées, les mélanges de variétés se faisant au grès des échanges entre civilisations. Le Moyen-Age voit se développer de nouvelles méthodes de culture : on laboure, on agrandit les champs. Au XVIe des régions comme la Beauce, la Brie ou la Haute Auvergne sont déjà spécialisées dans la production de céréales. Il faut néanmoins attendre le XIXe pour réellement parler de sélection avec les premiers travaux généalogiques sur le blé, réalisés par Louis de Vilmorin qui donnera naissance aux premières variétés de blé moderne : les variétés Vilmorin. On ne peut pas être créatif sur tous les plants… Le XXe siècle et l’après-guerre marqueront un tournant dans la culture de cette céréale qui est constituée de plus de 30 000 gènes et de 42 chromosomes. Plus que jamais l’objectif s’inscrit en terme de rendement. En seulement 50 ans, la France triple sa production en imposant les cultures monovariétales.

Des cultures monovariétales aujourd’hui questionnées par l’agroécologie comme nous l’explique notre invitée. Hélène Fréville est chercheuse à l’Institut AGAP pour amélioration génétique et adaptation des plantes tropicales et méditerranéennes. Elle nous présente ses travaux sur les performances des mélanges variétaux dans la culture du blé analysées sous l’angle de la génétique. Son étude a été publiée dans la revue New Phytologist, le 26 janvier dernier.

En seconde partie d’émission nous vous emmenons laver des poireaux, éplucher des pommes de terres, cuire du riz ou blanchir des pommes, mais attention ce n’est pas de la cuisine c’est du génie des procédés. C’est Charles Cunault qui nous fait visiter cet atelier de technologie alimentaire et cela se passe à l’IUT de Montpellier.