Delphine Petit et Magali Puech travaillent toutes les deux au sein de la direction de la recherche et des études doctorales (DRED). La première dirige le service coordination des structures et des moyens de la recherche, la seconde le service indicateurs et pilotage. Ce mois-ci, dans le cadre de la série vidéo « Rouages », elles nous racontent leur métier.

C’est sur le campus Triolet qu’il faut vous rendre pour trouver la DRED. Au sein du bâtiment 7, quatorze personnes réparties dans 4 services et un bureau contribuent à cette mission essentielle : la mise en œuvre de la politique de l’Université en matière de formation doctorale et de recherche. Delphine Petit et Magali Puech sont toutes les deux cheffes de service au sein de cette direction qui officie en lien avec Jacques Mercier le vice-président chargé de la recherche.

Une direction au service de la politique de recherche

« Notre travail à Delphine et moi est en lien avec la recherche et la formation doctorale, explique Magali Puech cheffe du service pilotage et indicateurs de la recherche. Toujours dans le bâtiment 7, nous passons chez Delphine Petit qui de son côté dirige le service « coordination des structures et des moyens de la recherche » composé de 4 agents.

« C’est un nom un peu à rallonge alors entre nous, on préfère dire le SRECH. En résumé, mon service assure le pilotage des structures de recherche, autrement dit les laboratoires, les plateformes etc, et des moyens qui leur sont alloués, explique Delphine Petit. La plupart des dossiers que nous instruisons font l’objet d’un vote ensuite. » Ce vote fait référence à la commission recherche, un organe du conseil académique où se joue et se vote la politique recherche de l’Université. « C’est à nos deux services, celui de Magali et le mien, de décliner cette politique, moi sur un aspect structurel, financier et conventionnement en lien avec les organismes de recherche et les écoles, Magali sur les dimensions indicateurs, rayonnement, science ouverte… »

Magali Puech, produire des indicateurs pour améliorer la visibilité de l’UM

Et en effet pour Magali Puech, dont le travail consiste entre autre à répondre à des enquêtes et à produire des indicateurs, le quotidien s’inscrit le plus souvent sur des « tableurs Excel absolument gigantesques qui requièrent beaucoup de rigueur. » Les indicateurs d’appartenance mobilisent notamment une bonne partie de son temps. « Je m’assure que les chercheurs mentionnent bien leur appartenance à l’Université de Montpellier dans leurs publications et il y en a plus de quatre mille chaque année. C’est un élément central dans le rayonnement de l’Université à l’international ».

Central et indispensable pour espérer grimper dans les classements internationaux type Shanghai qui se basent, entre autres, sur le nombre de publications signées par des chercheurs de l’UM. « Les chercheurs ont souvent gardé l’habitude de mentionner leur laboratoire ou leur CHU, ce qui représente une perte pour nous, ajoute-t-elle. Les choses changent peu à peu et nous atteignons aujourd’hui 85 à 87 % de signatures correctes », soit un doublement en 10 ans.

Autre indicateur scruté par le service : le taux de dépôt dans le portail HAL de l’Université : « le portail HAL est une archive ouverte dans laquelle les chercheurs peuvent déposer leurs publications afin de les rendre accessibles à la communauté scientifique internationale » explique Magali Puech aujourd’hui co-administratrice de ce portail avec Laure Lefrançois, chargée de mission « appui à la recherche » au service commun de documentation. Une pratique qui ne cesse de monter en puissance sous le terme de science ouverte ou d’open access, à laquelle est consacrée depuis trois ans une vice-présidence, assurée par Anne Laurent.  « L’Université développe une vraie politique en faveur de la science ouverte et cela représente un projet majeur dans mon service ».

Delphine Petit, coordonner les structures de recherche

« Mon service assure le pilotage et le suivi des 73 structures de recherche et des 16 plateformes technologiques de l’Université de Montpellier. Cela se traduit par différentes actions à commencer par la mise à jour de toutes les informations relatives à ces structures dans l’application Strech » explique Delphine Petit. Conçue et développée par la DRED et la DSIN, Strech est cet outil accessible depuis l’ENT qui permet de consulter en temps réel les fiches d’identité des structures, en particulier les tutelles et direction.

Comme son nom l’indique, l’équipe de Delphine Petit a également en charge l’allocation des moyens financiers aux structures de recherche en accord avec les votes de la commission recherche. « Cela concerne les dotations aux unités de recherche ou aux écoles doctorales, les contrats doctoraux. Cela peut également concerner les moyens exceptionnels votés là aussi par la commission. »

Autre mission importante de ce service, la préparation des évaluations de structures de recherche par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), une autorité administrative indépendante. « Mon service a piloté cette campagne en 2019 et 2020 pour toutes les unités de recherche et les écoles doctorales. Cela nécessite de produire beaucoup de documents, d’effectuer des enquêtes préalables pour repérer toutes les restructurations, de faire le lien avec les autres tutelles, détaille Delphine Petit.  A l’issue de ces évaluations, nous réalisons tout le processus de création des structures dans l’établissement et leur contractualisation. »

Deux profils scientifiques

Si les postes respectifs de Magali Puech et Delphine Petit relèvent bien de l’administration, leur spécificité explique aussi la particularité de leurs profils :  toutes deux sont issues de la recherche. « A la base j’ai un doctorat de génie biologique et médical, commence Magali Puech. Au début de ma carrière j’ai travaillé dans un laboratoire à Lille puis après un congé parental et un déménagement je suis arrivée dans l’administration. ». Delphine Petit est quant à elle ingénieure chimiste, « j’ai moi aussi travaillé en laboratoire et par choix je me suis tournée vers l’administration en lien avec la recherche. A la DIPA d’abord puis à la DRED. »

Ces parcours, elles en sont sûres, leur apportent aujourd’hui encore de nombreux atouts dans l’exercice de leurs fonctions : « Dans notre travail quotidien, connaître l’environnement de la recherche est une base non-négligeable mais pour la connaître vraiment, c’est-à-dire comprendre  les difficultés, les contraintes, il faut l’avoir pratiquée un minimum ; cela se ressent dans notre manière d’interagir avec nos interlocuteurs » concluent-elles.