Ça roule pour Pauline Roques

C’est un parcours pas comme les autres que celui de Pauline Roques, qui a mené de front sa thèse en marketing à l’Université de Montpellier et une carrière internationale de championne en roller artistique. Elle revient sur ces années bien remplies consacrées par un titre de docteure et plusieurs titres de roller.

Le dernier trimestre de l’année 2025 a été particulièrement chargé pour Pauline Roques. Il n’y parait pas, tout sourire de bon matin dans un bureau de l’IAE, mais la jeune femme a mené un véritable marathon dont la ligne d’arrivée a été la soutenance de sa thèse le 13 novembre 2025. « Tout s’est bien passé, c’était un beau moment », se remémore-t-elle avec un plaisir manifeste. Quelques heures qui sont venues consacrer un parcours universitaire sans le moindre accro.

Le dark side de la gestion

Après un IUT en tech de Co à Montpellier, Pauline Roques intègre une licence en marketing vente puis un master en marketing stratégique des produits et des marques à Montpellier Management. Pas totalement convaincue par la perspective d’une carrière dans le monde de l’entreprise, l’étudiante se penche alors sur les sujets de thèse proposés sur le site de l’école doctorale économie gestion, et tombe sur le thème proposé par Anne-Sophie Cases et David Vidal. Une fois sa bourse décrochée, Pauline Roques débute sa thèse fin 2021 qui s’intitulera « Entre surveillance numérique et protection de la vie privée : le dark side de la gestion des données personnelles ».

Nulle solitude du thésard de fond chez elle à l’évocation de cette période. « Ma thèse s’est très bien passée, j’ai eu la chance d’être très bien encadrée, suivie, accompagnée, guidée », se rappelle Pauline qui admet quelques tout petits moments de doute, « mais qui n’ont pas persisté ». Une thèse comme sur des roulettes, ce qui n’est pas sans rappeler une autre dimension importante de la vie de Pauline Roques.

Roller artistique

Car la jeune femme est aussi une sportive de haut niveau dans une discipline relativement confidentielle : le roller artistique. « C’est très exactement comme le patinage artistique, mais avec des rollers », explique simplement celle qui affiche quatre titres de championne de France consécutifs. Tous obtenus pendant sa thèse. Depuis 2022, la carrière de Pauline a même pris un tournant international avec l’intégration de l’équipe de France.

En septembre 2025, à peine deux mois avant sa soutenance, l’athlète participe aux championnats d’Europe qui se déroulent en Italie et décroche une 5e place, « une bonne performance », se félicite-t-elle. Dès son retour, elle « bûche à fond pour rendre son manuscrit de thèse », puis remonte dans l’avion avec ses rollers, direction Pekin, cette fois pour les championnats du monde où Pauline décroche la 9e place. « Top 5 Europe et top 10 monde, c’est bien », sourit la jeune femme qui arrive au top à sa soutenance moins d’un mois après son retour de Chine.

Médaille internationale

Est-ce que ça a été difficile de mener de front ces deux parcours exigeants ? « Ca m’a demandé de faire preuve de beaucoup d’organisation, de rigueur et de persévérance, mais je n’imaginais pas d’abandonner, même temporairement, ce sport que je pratique depuis que j’ai 6 ans », répond Pauline Roques. 

Aujourd’hui Pauline occupe un poste d’ATER à l’IAE, un contrat qui prendra fin en septembre 2026. Et après ? « J’aimerais trouver un poste de maître de conférences à Montpellier et pourquoi pas décrocher une médaille internationale en patin ». On ne lui souhaite qu’une seule chose, que ça roule.