A l’UM la science [S02-ep12] : De la COP 15 au Bar des sciences

Cette semaine dans A l’UM la science, Anaëlle Durfort doctorante à Marbec et Marie-Morgane Rouyer, doctorante au CEFE décryptent avec nous la dernière COP 15 sur la biodiversité à laquelle elles ont assisté. Agnès Pesenti, responsable à la culture scientifique, revient en fin d’émission pour nous présenter la nouvelle saison du Bar des sciences.  Une émission diffusée sur Divergence FM-93.9, tous les mercredis à 18h.

Quand un bateau prend l’eau, un bon capitaine fait monter tout l’équipage sur le pont pour écoper, écoper et espérer ainsi atteindre la terre ferme. Et dans écoper, vous l’avez entendu il y a COP comme Conférence des parties, cette instance internationale créée à la suite du Sommet de la Terre à Rio en 92 pour tenter d’endiguer cette menace de grand naufrage qu’est le changement climatique. L’idée : faire appliquer la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques par les 198 pays signataires.

C’est en 95 que se tient à Berlin, la première COP. Depuis 26 sont passées – une par an –  jusqu’à la dernière organisée en 2022 à Sharm el Sheikh, la COP 27. De ces rendez-vous on retient en particulier la COP 3 qui accoucha des Protocoles de Kyoto et la COP 21 pour l’Accord de Paris. On retient aussi l’échec de la COP 15 à Copenhague qui visait à renégocier un accord sur le climat (Le bilan décevant du sommet de Copenhague, Le Monde, 19/12/2009) .

En parallèle de ces COP climat et face à l’effondrement de la biodiversité est créée dès 1994, la COP pour la biodiversité organisée tous les deux ans. S’il ne faut en citer qu’une, on retiendra la COP 10 de Nagoya où les gouvernements se sont engagés à atteindre les 20 objectifs d’Aichi parmi lesquels : réduire de moitié la perte d’habitats naturels ou mettre en œuvre des plans de consommation et de production durables.

En 2020 aucun de ces objectifs n’avaient été pleinement atteints. Le constat de l’effondrement de la biodiversité est sans appel : 1 million d’espèces sont menacées d’extinction, 75 % de la surface terrestre est altérée de manière significative et 85 % des zones humides ont disparu. Le problème quand on écope c’est qu’on ne répare pas la fuite.

Anaëlle Durfort et Marie-Morgane Rouyer sont nos invitées. Elles sont toutes les deux en doctorat à l’Université de Montpellier, au laboratoire de biologie sous-marine Marbec pour la première et au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) pour la seconde. Elles ont été sélectionnées par le Global Youth Biodiversity Network pour participer à la dernière Cop pour la biodiversité, la COP 15, organisée à Montréal du 7 au 19 décembre dernier sous présidence chinoise. Et elles nous en parlent aujourd’hui. Elles donneront également une conférence ouverte au public le jeudi 26 janvier à 18h30 sur le campus Triolet.

Notre invitée des dernières minutes sera Agnès Pesenti responsable à la culture scientifique. Elle nous présente la nouvelle saison du Bar des sciences et cela commence le 26 janvier avec un sujet cauchemardesque : les troubles du sommeil.

A LUM LA SCIENCE vous avez le programme, c’est parti !

Coproduction : Divergence FM / Université de Montpellier
Animation : Lucie Lecherbonnier
Interview : Aline Périault / Lucie Lecherbonnier
Réalisation : Tom Chevalier

Retrouver l’émission “A LUM LA SCIENCE” sur Divergence FM 93.9