L’Université de Montpellier et ses partenaires du projet MUSE avec la start-up montpelliéraine Atlantide lancent un nouveau défi aux étudiants avec l’application Montpellier Université Sherlock Experience (M.U.S.E). Un jeu d’enquête géolocalisé pour découvrir ou redécouvrir les différents campus de l’Université de Montpellier et de son partenaire l’Institut-Agro et mieux s’approprier l’identité si singulière d’une des plus anciennes universités de France et d’Europe.

Quelle discipline était enseignée au Collège de Mende ? Qui était Narcissa ? Qui a découvert le brome ? Mais aussi : où puis-je jouer au basket, boire un café ou emprunter un bouquin quand j’étudie à l’UM ? Autant de questions auxquelles il vous sera facile de répondre après avoir joué à M.U.S.E. Ce nouveau jeu d’énigmes, proposé par l’Université de Montpellier et ses partenaires du projet MUSE, a été conçu par la start-up montpelliéraine Atlantide. Spécialisée dans le jeu d’énigmes géolocalisées basé sur l’Histoire, cette start-up est déjà connue à Montpellier pour l’application Fabre and the city. Le principe est ici le même : un scénario simple, support d’une aventure à travers le temps et l’espace.

Chasse au trésor

Un coffre mystérieux contenant un trésor inestimable, mais inconnu, vient d’être découvert dans les archives de l’Université. Celle-ci demande à ses meilleurs étudiants de partir à la recherche des quatre clés ouvrant le coffre avant que celles-ci ne tombent entre des mains malveillantes. Pour les retrouver, les héros, c’est-à-dire les joueurs, devront parcourir 4 campus de l’Université : à Triolet la clé de l’innovation, à Richter la clé de la créativité, au campus de pharmacie la protection et au centre-ville la clé de la santé.

Sur chaque campus l’application mène le joueur, de parchemins en cryptex, à découvrir l’histoire des différents sites de l’Université de Montpellier et de son partenaire l’Institut-Agro. Chaque énigme étant ici une occasion d’observer différemment son environnement en levant les yeux sur une plaque, un buste ou une inscription jamais remarqué auparavant. Plus simplement, le jeu M.U.S.E invite son public à repérer les incontournables lieux de vie étudiante tels que l’(S)PACE, les bibliothèques universitaires ou les installations sportives. « Un des objectifs du jeu est de faire connaître aux étudiantes et étudiants les différents sites de l’Université, mais aussi de leur rappeler qu’en tant qu’étudiants à l’UM, ils ont accès à tous ces sites et à l’ensemble des services qui y sont proposés » explique Karyn Pravossoudovitch, chargée de projets initiatives étudiantes à la direction Muse et à la direction vie des campus (DVC) qui a accompagné le développement du jeu en lien avec le bureau de la vie étudiante (BVE).

Construire une appartenance

Au fur et à mesure des avancées du joueur sur la carte géolocalisée, le jeu qui combine réalité augmentée et documents d’archives, débloque de nouveaux personnages, délivrant de nouveaux indices ou posant au contraire de nouvelles énigmes. Petit à petit, à travers la visite des campus ou dans les ruelles du centre-ville, c’est une identité que le jeu tisse au fil des énigmes. L’identité d’une université vieille de 800 ans et aujourd’hui, riche de l’héritage de toutes ses composantes, de la plus ancienne que fut la médecine, à l’École de chimie, nouvel établissement composante.

« Renforcer ce sentiment d’appartenance à l’UM est l’un des objectifs majeurs du jeu. Les étudiants se sentent souvent plus appartenir à leur composante qu’à l’Université, constate Karyn Pravossoudovitch, avec ce jeu, nous voulons qu’ils se sentent étudiants de l’Université de Montpellier. »  Pour autant, le jeu ne vise pas uniquement les étudiants et pourrait bien amuser non seulement les personnels de l’UM qui travaillent sur les différents campus ou en centre-ville mais aussi les montpelliérains curieux de mieux connaître une université indissociable de l’histoire de la ville qui l’a vue naître. « Personnellement, j’ai découvert des choses sur les différents campus que je n’avais jamais vues auparavant alors que j’y travaille » s’amuse Karyn Pravossoudovitch. Et vous, vous faites quoi pour la pause déjeuner ?