L’innovation au service de l’environnement, ça se joue aussi à domicile. Côté jardin avec FlorAtlas, une appli qui facilite le jardinage, ou en intérieur avec Transfarmers qui propose de réduire les déchets grâce au pot de fleur-composteur.

Jardiner, facile ? « Pas tant que ça, répond Emmanuel-Jean Servier. Dépasser les problèmes liés à la nomenclature des plantes, connaître les caractéristiques des sols, du climat, les plantes qui y sont les mieux adaptées, c’est d’une grande complexité ». Pour « démystifier » tout ça, l’ancien étudiant en bio-informatique de l’UM mise sur le numérique. Son idée ? FlorAtlas, une entreprise créée en 2020 incubée à AgroValo Méditerranée, mais surtout une application destinée à accompagner le grand public pour simplifier le jardinage en apportant des informations scientifiques pré-traitées.

Jardinage 2.0

« L’appli utilise la géolocalisation pour déterminer le climat, le type de sol et la qualité d’eau d’arrosage, auxquels est soumis l’utilisateur, pour lui proposer des plantes adaptées », détaille l’entrepreneur. Un choix qui peut être affiné grâce aux nombreux filtres proposés. Un exemple ? Vous souhaitez un arbre, dont les fruits sont comestibles, à fleurs rouges, et qui soit compatible avec la présence d’enfants en bas âge ? FlorAtlas vous distille une liste de toutes les plantes qui remplissent ces critères. « Puis l’application vous oriente vers les producteurs de votre zone géographique qui la commercialisent », complète Manu le jardinier.

Un facilitateur de jardinage qui anticipe aussi les changements à venir : « nous tenons compte des données météo, ce qui permettra d’utiliser moins d’intrants et moins d’eau en proposant des plantes mieux adaptées au climat futur », précise le jardinier numérique et responsable : « FlorAtlas souhaite s’engager dans une démarche limitant l’impact du numérique ». Une appli pas encore téléchargeable car le Covid a là aussi bousculé les délais, mais le jardinage 2.0, c’est pour bientôt.

Pot de fleur – composteur

Et à défaut de jardin, l’innovation verte trouve sa place en intérieur avec Transfarmers . Un pot de fleur en céramique qui se révèle aussi… un composteur. « Un lombricomposteur plus exactement. Il permet de transformer des épluchures en compost grâce à l’action de vers de compost », précise Louis Jamin.

Avec ses 4 associés, dont 3 anciens d’AgroParis Tech, il cherchait « un geste écolo à faire chez soi pour réduire ses déchets. Mais nous n’avons pas trouvé d’outil adapté pour le public urbain en appartement ». Alors ils l’ont créé. Créant par la même occasion en 2019 l’entreprise Transfarmers , elle aussi incubée à l’Institut Agro, qui commercialise le fameux pot de fleur – composteur, « qui a un réel impact sur l’environnement », précise Louis Jamin. Et l’objet, produit en France par des artisans céramistes, semble avoir trouvé son public. « Il s’est déjà vendu à 2 200 exemplaires et la demande dépasse nos capacités de production actuelles », précise son fondateur. Prochaine ambition pour les Transfarmers : développer de nouveaux produits pour élargir la gamme et viser un développement à l’international. « Nous n’avons pas trouvé d’équivalent à notre produit sur le marché, il y a vraiment une place à prendre. »