Le changement de statut de l’Université de Montpellier devenu établissement public expérimental a permis d’intégrer l’Ecole nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM) comme établissement-composante de l’Université. Premier acte fort, la signature d’un contrat pluriannuel d’objectifs et d’engagements.

Au lendemain de son approbation par le conseil d’administration de l’Université de Montpellier, Philippe Augé, président de l’UM et Pascal Dumy, directeur de l’ENSCM, signent leur premier contrat pluriannuel d’objectifs et d’engagement qui formalise les objectifs réciproques de convergence et de mutualisation au profit du déploiement de la stratégie ambitieuse de l’Université de Montpellier.

« L’enjeu, derrière ce qui pourrait apparaître à certaines et à certains comme une mécanique institutionnelle, est de taille et n’est pas limité à un engagement pris dans le cadre de notre I-Site MUSE » déclare Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier.

La mécanique institutionnelle en question n’est autre que l’intégration de l’ENSCM, désormais inscrite dans les statuts en tant qu’établissement-composante de l’UM. Avec un statut particulier donc, puisqu’elle conserve sa personnalité juridique, ses instances délibératives tout comme ses moyens d’action (personnels, budgets, …). Un des engagements forts se caractérise par exemple par la co-signature des diplômes.

Confiance réciproque et durable

Cette intégration, qui témoigne de la confiance réciproque et durable installée ces dernières années entre l’école et l’Université, offre de nouvelles opportunités, tant pour la formation, la recherche que pour les personnels et les élèves, tout en contribuant à la stratégie de développement et de rayonnement de l’UM. « Il s’agit d’inscrire durablement l’UM et l’ENSCM dans une stratégie partagée, au niveau du site, et derrière une bannière commune, pour notamment obtenir des moyens permettant de soutenir nos ambitions : faire que l’UM soit parmi les meilleures universités nationales, qu’elle conforte son attractivité et sa notoriété avérée dans les classements internationaux. » ajoute le président.

Le contrat pluriannuel d’objectifs et d’engagements entre l’Université et son établissement-composante, prévu dans les statuts de l’EPE, s’inscrit dans une ambition partagée de répondre à un double enjeu : l’ancrage territorial et l’excellence. Deux critères qu’exige une visibilité internationale mais qui assurent également une place de choix au secteur de la chimie sous la marque « Université de Montpellier » dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation comme le souligne Pascal Dumy, directeur de l’ENSCM :

« Ce contrat c’est la partition pour mettre en musique nos devoirs et nos droits, et permettre au chef d’orchestre de porter la stratégie partagée afin de concrétiser la réalisation des objectifs et des ambitions communes. »

Des objectifs stratégiques forts et ambitieux

Ce contrat s’articule autour de 3 grands axes que sont « recherche et valorisation » ; « formation, vie étudiante et responsabilité sociale » ; « vie institutionnelle et modernisation administrative ». Il se fixe comme objectifs stratégiques d’accroître le potentiel scientifique des deux partenaires, de promouvoir la marque commune « Université de Montpellier » à l’international et de favoriser une meilleure visibilité nationale et internationale dans le domaine de la chimie et de ses interfaces. Côté formation, ce contrat propose une offre attractive, cohérente et enrichie, y compris aux interfaces avec les autres disciplines. Il contribue également au développement et à la promotion des formations d’ingénieurs à l’Université de Montpellier. Enfin, il promeut la responsabilité sociale pour l’ensemble des usagers et les personnels.