Cette semaine, Pierre-Olivier Antoine, paléontologue à l’Isem nous raconte la découverte du premier fossile de paresseux géant en Guyane française. En seconde partie d’émission, Maylis Labonne et Franck Ferraton du laboratoire Marbec vous font visiter le plateau de sclérochronologie.  

Et direction la Guyane où vous attend une drôle de bestiole. Une dégaine de balai espagnol, d’immense bras terminés par trois griffes à la Freddy Krueger, des yeux ronds comme des billes et une lenteur légendaire. Vous l’avez reconnu il s’agit bien sûr du paresseux, mais sauriez-vous reconnaitre son ancêtre ?

Fin 2020 des orpailleurs clandestins ont mis au jour une pépite bien plus précieuse que de l’or : un squelette d’Eremotherium laurillardi, ou paresseux géant, une espèce pouvant atteindre 4 mètres de haut disparue de la surface du globe il y a 12 000 ans. Du 12 au 18 octobre dernier, Pierre-Olivier Antoine, paléontologue à l’Isem, s’est rendu avec son équipe sur les lieux de ce qu’il qualifie de « grande découverte » afin de déterrer maxillaire, mandibule, radius et autres éléments fossiles et de les identifier. Il nous raconte tout sur cette expédition digne d’un épisode d’Indiana Jones.

En seconde partie d’émission nous vous emmenons sur le campus Triolet pour vous faire visiter le plateau de sclérochronologie en compagnie de Maylis Labonne et Franck Ferraton qui parviennent à faire parler les otolithes de poisson ou les vertèbres de requin afin de déterminer leur âge ou même de retracer les chemins qu’ils ont parcouru. Un vrai travail de détective qu’ils nous font découvrir aujourd’hui…