Cette semaine, Olivier Arnould du Laboratoire de mécanique et génie civil remonte le temps pour nous parler de la durabilité des fibres de lin. En seconde partie d’émission nous vous emmenons au laboratoire Industrie des agropolymères et technologies émergentes en compagnie de Valérie Guillard.

Et aujourd’hui nous vous branchons sur la fibre. Laissez tomber votre connexion internet, je vous parle ici de fibres artistiques, de fibres antiques, de fibres sensibles. Je vous parle de fibres de lin prélevées sur un linge mortuaire égyptien vieux de 4000 ans et sur des toiles de maître peintes au XVIIe et XVIIIe siècle.  Pourquoi une telle profanation ? Parce qu’aujourd’hui les scientifiques disposent d’outils pour analyser ces matériaux sans les dégrader et cultiver ainsi sans complexe leur fibre scientifique.

Une équipe de chercheurs a ainsi étudié le vieillissement des fibres de lin issues du linge mortuaire et des tableaux de maîtres en étudiant leur structure ou leur évolution biochimique grâce à des méthodes d’analyses à très haute résolution. Cela vous semble compliqué ? Olivier Arnould du Laboratoire de mécanique et de génie civil de Montpellier a participé à cette étude et vous explique comment les résultats de ces analyses sur le comportement et l’évolution des performances des fibres de lin pourrait permettre d’avancer dans la conception d’écomatériaux plus durables et plus robustes et ça c’est bien d’actualité. Des résultats publiés dans Nature et le Journal of cultural heritage.

En seconde partie d’émission nous vous emmenons sur le campus de la Gaillarde et plus précisément au laboratoire IATE pour Ingénierie des Agropolymères et Technologies Emergentes. Valérie Guillard nous y accueille pour nous présenter une petite révolution dans le domaine de l’emballage avec une barquette alimentaire qui ressemble à s’y méprendre à du plastique, mais en version totalement biodégradable…