Dans le « métavers », cet univers virtuel fictif qui semble passionner Mark Zuckerberg, saurons-nous détecter les agents artificiels (aussi appelés « chatbots ») – qui ne représentent aucun être humain – des avatars représentants des personnes réelles ?

Laurence Devillers, Sorbonne Université; Annie Blandin-Obernesser, IMT Atlantique – Institut Mines-Télécom; Elodie Gentina, IÉSEG School of Management; Fabrice Le Guel, Université Paris-Saclay; Michel Robert, Université de Montpellier et Pierre-Antoine Chardel, Institut Mines-Télécom Business School

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Il existe deux types de chatbots : ceux que nous utilisons quotidiennement dans les banques, dont les réponses sont prévues à l’avance, et ceux, plus récents, qui profitent de nombreuses avancées technologiques comme les « transformeurs » et sont capables de produire une parole inédite.

Bientôt, le numérique devrait proposer des systèmes personnalisés et émotionnels, des sortes d’« amis virtuels », voire des « anges gardiens », mais aussi des « deadbots », qui émulent des personnes décédées après avoir assimilé des montagnes de données sur celles-ci.

Quels sont les enjeux de cette postérité numérique et de ces nouveaux mondes qui s’ouvrent à nous ? Telles sont les questions que nous nous posons dans cette cinquième édition de notre newsletter spéciale sur la présidentielle 2022, « Portrait(s) de France(s) ».

De manière générale, en France et à l’étranger, ce déploiement ouvre des réflexions sur les liens entre souveraineté et numérique à travers les régulations – notamment la régulation européenne prévue pour 2022 et la maîtrise des ressources et des infrastructures. Le déploiement du métavers questionne aussi sur les coûts du numérique.

Qui, aujourd’hui, décide de la société de demain et du déploiement des technologies numériques ? Quelles sont les fractures numériques majeures ?

Enfin, alors que les jeunes privilégient Internet pour s’informer, avec les réseaux sociaux comme premier point d’accès, verrons-nous tous le même monde, demain ?

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Laurence Devillers, Professeur en Intelligence Artificielle, Sorbonne Université; Annie Blandin-Obernesser, Professeur de droit, IMT Atlantique – Institut Mines-Télécom; Elodie Gentina, Associate professor, marketing, IÉSEG School of Management; Fabrice Le Guel, Economiste, Université Paris-Saclay; Michel Robert, Professeur de microélectronique, Université de Montpellier et Pierre-Antoine Chardel, Professeur de sciences sociales et d’éthique, membre de l’Observatoire de l’éthique publique, Institut Mines-Télécom Business School

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.