Comme chaque année en mars, l’Université de Montpellier a organisé son évènement « Donner des elles à l’UM » pour promouvoir l’égalité femmes-hommes. Ateliers, table ronde, cinéma à la maison et réalisation d’une fresque intitulée « Théorie d’être ensemble ». Retour en images, et en témoignages, sur cette 5e édition proposée à distance, pilotée par le service qualité de vie au travail de la Direction vie des campus.

« Théorie d’être ensemble » de l’artiste Débitdebeau

Un homme et une femme assemblent un grand coquelicot qui flotte au-dessus de leur tête. L’homme est juché sur un escabeau tandis que la femme tient en équilibre sur une pyramide de chaises. Voici comment l’artiste montpelliéraine Débitdebeau a choisi d’illustrer le thème de l’égalité femme-homme au sein du monde professionnel et universitaire. « Le coquelicot et le fil rouge sont des éléments récurents dans les créations de cette artiste, c’est également une référence au mouvement Nous voulons des coquelicots » explique Victoria Beauchesne, volontaire en service civique au service art et culture, qui a accompagné l’artiste le temps de cette création. Cette œuvre intitulée Théorie d’être ensemble est désormais visible dans le bâtiment 7 du campus Triolet.

Suivez sa réalisation pas à pas grâce au timelaps de Lune Jezequel, également volontaire en service civique au service art et culture de l’UM.

Atelier d’autodéfense verbale et table ronde

Ce mois sur l’égalité à l’Université de Montpellier, ce fut également une table ronde virtuelle qui a rassemblé une trentaine de personnes autour d’un projet pratique et concret : échanger pour concevoir un support d’information destiné aux victimes de violences sexuelles ou sexistes. Nadia est une des participantes de cette table ronde. Elle se dit très sensible à cette thématique qui « résonne avec mon histoire personnelle. J’ai moi-même bénéficié de l’accompagnement des services de l’UM et j’y ai trouvé écoute, réconfort et bienveillance. C’est une chance quand on traverse des étapes difficiles, tant sur le plan personnel que professionnel, de travailler dans un milieu qui vous soutient. »

« Chaque situation est spécifique mais nous espérons avec ce support d’information auquel contribueront de nombreux services de l’UM (DVC, DAGI, DRH, SCMPPS,…) permettre aux victimes, qui sont parfois très stressées, d’avoir toutes les informations à disposition » complète Agnès Fichard-Carroll, vice-présidente déléguée à la responsabilité sociale.

Les ateliers d’auto-défense verbale ont quant à eux rassemblé une centaine de participantes chez les étudiantes et personnels de l’université. Florence est une habituée des formations et ateliers. Si elle-même ne se sent pas en souffrance, elle sait que la vie réserve parfois des difficultés et cherche toujours des clés pouvant lui servir dans son quotidien professionnel ou personnel. Secourisme, communication non-violente ou gestion de situations difficiles, « là c’était un peu différent, l’objectif n’était pas d’éviter le conflit mais d’apprendre à s’y confronter pour dire « non », « stop » ou « cette situation ne me convient pas ».

Homophobie, sexisme, racisme, discrimination envers une personne en situation de handicap, les participantes ont pu, au cours de ces ateliers, s’interroger sur la réaction adéquate à avoir lorsque l’on subi ou que l’on assiste à ce type de situation. « Tous les exemples pris par l’intervenante s’étaient réellement déroulés et pouvaient presque tous concerner aussi bien des hommes que des femmes. C’était très ludique et à la fois intéressant car nous avions toutes des façons assez différentes de réagir. » Une expérience jugée toutefois un peu trop courte et qu’elle renouvellerait donc volontiers « et pourquoi pas tenter de faire venir des hommes » questionne-t-elle ?

Lutter contre les stéréotypes avec Hogar

Autre type d’ateliers, autre moyen de s’exprimer : l’art. Entre le 1er février et le 9 mars les étudiant.e.s et personnels de l’UM ont pu profiter du talent et du savoir-faire de l’artiste plasticien Hogar. Deux ateliers en ligne, au cours desquels les participant.e.s ont pu s’initier aux arts graphiques. Papier, colle, ciseaux, feutres et un joli tour de main ont ainsi donné naissance à dix œuvres originales conçues autour du thème « Sortir des clichés ».

Enfin, plus d’une centaine de personnes se sont connectées pour regarder, comme au cinéma, le dernier film de Sébastien Lifshitz, Adolescentes, récompensé trois fois aux Césars 2021 et notamment dans la catégorie du meilleur documentaire. À l’année prochaine pour une nouvelle édition de votre évènement « Donner des elles à l’UM »…en présentiel cette fois.