Séverine Boulon : « Rester à l’écoute de l’ensemble des personnels »
Le 12 janvier dernier, le conseil d’administration a, sur proposition du président Philippe Augé, élu quatorze vice-présidentes et vice-présidents statutaires et délégués pour assurer la gouvernance de l’Université de Montpellier. Séverine Boulon, chargée de la responsabilité sociale et de la vie des campus fait partie des nouveaux visages de cette équipe et c’est au (S)pace que nous l’avons rejointe. Rencontre !
Nom ?
Séverine Boulon
Fonction ?
Je suis vice-présidente de l’Université de Montpellier en charge de la responsabilité sociale et de la vie des campus depuis janvier 2026.
Responsabilité sociale ?
La responsabilité sociale englobe la promotion de la qualité de vie au travail et la prévention des risques psychosociaux, ainsi que la lutte contre toutes les formes de discrimination pour une université engagée pour l’égalité, la diversité et l’inclusion.
Périmètre de votre mandat ?
Mon mandat compte quatre actions principales.
Promouvoir les activités de loisirs et animer les différents campus de l’UM pour favoriser les moments d’échanges et de convivialité.
Soutenir l’action sociale visant à accompagner les personnels et leurs familles qui rencontrent des difficultés sociales et socio-professionnelles, en lien avec les assistants de service social.
Œuvrer pour une université inclusive qui promeut l’égalité, la diversité et qui lutte contre toutes les formes de discrimination. Pour cela nous déployons des actions de fond et sensibilisons lors d’événements réguliers ou ponctuels, comme la semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme au mois de mars et la semaine de lutte contre les LGBT-phobies au mois de novembre.
Enfin, améliorer la qualité de vie au travail et prévenir les risques psychosociaux, en élaborant un plan d’actions concrètes, avec les différents acteurs du comité de pilotage RPS et QVT, avec l’objectif de promouvoir le vivre-ensemble et le bien-être des personnels et des usagers au sein de l’UM.
La méthode Boulon ?
Rester à l’écoute de l’ensemble des personnels, de leurs difficultés et de leurs besoins, en me basant également sur le rapport social unique, et favoriser le travail transversal entre toutes les directions et les services qui sont impliqués dans la responsabilité sociale au sein de l’établissement.
Premier mandat ?
Non, j’ai été élue au conseil d’IUT pendant dix ans à partir de 2014 et cheffe de département adjointe dans le département génie biologique de l’IUT Montpellier-Sète pendant trois ans de 2019 à 2022. Au niveau central, j’ai également été membre élue de la commission recherche et du conseil académique pendant quatre ans. Je suis actuellement membre du bureau de la commission ressources humaines du pôle biologie santé au sein de l’Université.
Enseignement ?
J’enseigne principalement à l’IUT Montpellier-Sète dans le département génie biologique. J’enseigne la biochimie des protéines, la biologie cellulaire et également la physiologie, pharmacologie. J’ai également quelques heures de cours en prépa agrégation à la Faculté des sciences en génétique moléculaire.
Chercheuse ?
Je suis chercheuse et très heureuse de l’être. Je fais ma recherche dans l’équipe d’Edouard Bertrand à l’IGH, l’Institut de génétique humaine, sur le rôle de chaperons moléculaires dans la résistance des cellules cancéreuses.
Montpelliéraine ?
Je ne suis pas montpellieraine, je suis lyonnaise d’origine, mais je suis venue à Montpellier en 2000 pour mon DEA d’abord, puis ma thèse en biologie cellulaire et moléculaire. Après 5 ans de stage post-doctoral en Écosse, à Dundee, je suis revenue en tant que maîtresse de conférence en 2010 à l’Université de Montpellier.
« Oser ! »
C’est une formation que j’ai suivie en 2015-2016. Ce programme était alors animé par Françoise Le Mouel et s’appelait Springboard. Il était destiné aux enseignantes-chercheuses.
C’est un programme lié au plan Egalité femmes-hommes de l’Université, qui est porté par la vice-présidente CFVU et référente égalité femmes-hommes Agnès Fichard-Carroll. Depuis, le programme est devenu « Oser ! L’ESR au féminin », et il a été ouvert aux femmes Biats.
En raison du départ à la retraite de Françoise Le Mouel, j’ai été formée pour devenir moi-même formatrice. Depuis 2022, je co-anime cette formation avec Laure Parmentier (Rouages : « Œuvrer pour des causes fortes »), qui est la cheffe du service qualité de vie au travail, au sein de la direction vie des campus, de l’Université.
VSS ?
L’Université est très engagée sur ces thématiques de violences sexistes et sexuelles. Et j’ai été, dans ce cadre, nommée entre 2024 et 2025, référente enquêtes internes violences sexistes et sexuelles avec un binôme, Jean-Paul Udave.
En un mot !
Responsabilité ?
Sociale
Campus ?
Tous les campus.
Travail ?
Bien-être.
Discrimination ?
À proscrire.
Science ?
Avenir
Femme ?
Fière de l’être.
Valeur ?
Travail d’équipe.
UM ?
Engagée.