Avec 700 étudiants inscrits en première année pour l’année universitaire 2017-2018, STAPS demeure l’une des filières post-bac les plus prisées des étudiants  montpelliérains. Outre l’excellence de la formation dispensée, le taux très élevé d’intégration professionnelle de ses étudiants en master y est évidemment pour quelque chose.

Photo © Miss Buffet Froid

C’est en 1976 que l’UFR STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) de Montpellier voit le jour. A l’époque, les enseignements (non mixtes) de celle que l’on appelle « l’UER d’EPS », visent exclusivement à former les professeurs de sport. En 1980, l’UFR se dote de sa propre infrastructure sur le campus  de Veyrassi au nord de la ville. Malgré l’accroissement continu de ses effectifs, l’intégration professionnelle de ses étudiants ne s’est jamais démentie.

Intégration professionnelle

C’est à partir des années 1980 que les UFR STAPS diversifient leur offre de formation. Des filières variées mais toujours rattachées à l’activité sportive telles que « Activité physique adaptée et santé », « Entraînement sportif », « Management du sport », « Éducation et motricité » ou encore, « Ergonomie » apparaissent progressivement.

Aujourd’hui, pas moins de 11 masters sont ainsi proposés à l’UFR STAPS de Montpellier. Une offre de formation professionnalisante variée  (l’une des plus diversifiées de France) qui explique précisément l’exceptionnel taux d’intégration professionnelle de ses étudiants de Master : 93 %. « Nous formons à quasiment tous les métiers reliés au sport qui, en plus d’être un élément essentiel du bien-être et de la qualité de vie, est et restera une valeur attractive dans laquelle les gens aimeront investir. C’est un secteur si vaste que l’on y trouvera toujours du boulot ! », prédit Didier Delignières.

Réforme salutaire ?

« Au niveau national le nombre des étudiants inscrits en STAPS a doublé depuis 2007 », poursuit le doyen de l’UFR STAPS de Montpellier. Une situation que le président de la Conférence des directeurs et doyens de STAPS explique précisément par l’image souvent tronquée que les nouveaux bacheliers ont de la filière : « beaucoup s’inscrivent en STAPS pensant que c’est la filière « à la cool ». Or, STAPS ce n’est pas seulement faire du sport. Si un tiers du temps est effectivement consacré à l’activité physique, la majorité du temps se passe à acquérir des connaissances théoriques assis devant un pupitre ! ».

Pour ne pas avoir le profil adapté aux études supérieures, ils sont aujourd’hui plus de 60 % à échouer en première année à l’UFR STAPS Montpellier. Une situation inacceptable pour Didier Delignières, en grande partie due, selon lui, à la procédure du tirage au sort qui laisse au hasard le soin de désigner les  étudiants ayant toute leur place sur les bancs de ses amphithéâtres. « Avec les nouvelles procédures d’affectation à l’université, les orientations par défaut ou injustifiées vont vite disparaitre ! », indique le doyen de l’UFR STAPS Montpellier.

Présenté en Conseil des ministres le 22 novembre 2017, le projet de loi « Orientation et réussite des étudiants » en cours d’adoption au Parlement vise notamment à supprimer le tirage au sort afin de réduire le taux d’échec en première année de formation à l’université. Si ses détracteurs dénoncent l’arrivée déguisée d’une « sélection sur dossier » applicable dès la rentrée prochaine, Didier Delignières l’attend, lui, de pied ferme et prédit pourquoi pas dès 2019, un taux de réussite avoisinant les 70 % à l’UFR STAPS Montpellier.

Chiffres clés

  • 2 200 étudiants
  • 70 enseignants-chercheurs et enseignants
  • 113 intervenants extérieurs
  • 93 % d’intégration professionnelle après un master

La licence Pro : l’atout en plus pour un accès rapide à l’emploi

Les licences professionnelles permettent en trois ans à peine d’acquérir une formation professionnalisante et d’être immédiatement opérationnel sur le marché du travail. Ceci en raison notamment du grand nombre d’heures d’enseignements dispensées par des professionnels extérieurs et du temps passé en stage : jusqu’à 600 heures contre 160 grand maximum pour une troisième année de licence classique.