L’Université de Montpellier a été choisie pour accueillir l’unité d’appui technique de l’Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES). Un choix qui place Montpellier au cœur des enjeux liés à la biodiversité à l’échelle mondiale.

En juillet 2021, le secrétariat exécutif de l’IPBES – Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services – diffusait un appel à propositions en vue d’accueillir une « Unité d’appui technique » destinée à soutenir la rédaction d’ici 2024 d’un rapport de portée mondiale, rapport qui évaluera les causes de la perte de biodiversité, les déterminants des transformations et les options pour réaliser les engagements d’ici 2050. La proposition de l’Université de Montpellier a été retenue.

Placé sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, l’IPBES est un groupe intergouvernemental d’experts sur la biodiversité qui a pour mission principale d’assister les gouvernements sur les questions de biodiversité. Le travail de l’IPBES revêt donc la même importance pour la biodiversité que celui du GIEC pour la question du changement climatique.

« L’Université de Montpellier se réjouit d’avoir été choisie pour accueillir l’Unité d’appui technique de l’IPBES et ainsi pouvoir recevoir à Montpellier certains des chercheurs contribuant au rapport. Avec plus de 1 300 scientifiques travaillant directement sur des sujets liés à l’écologie et à la biodiversité, Montpellier abrite l’une des plus grandes communautés dans ce domaine au monde, reconnue au plus haut niveau par le classement de Shanghai, et cette communauté a déjà été un contributeur majeur aux activités de l’IPBES. Ce choix de l’IPBES nous honore et place Montpellier au cœur d’une des questions clefs pour l’avenir de la Planète. » selon Philippe Augé, Président de l’Université.

La proposition de l’Université de Montpellier a été conçue avec un soutien important du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, qui y apporte une contribution financière. Cette proposition a été élaborée par l’Université de Montpellier pour le compte du consortium MUSE qu’elle pilote, avec un appui du CGIAR, le renfort opérationnel d’Agropolis International, et bien entendu le travail des services administratifs et des vice-présidents de l’Université concernés.

L’initiative de l’IPBES et le rapport à venir sont en parfaite harmonie avec les orientations que l’Université de Montpellier déploie dans le cadre de son projet d’I-SITE MUSE, avec 15 établissements partenaires présents à Montpellier. Ensemble, et en partenariat avec des institutions internationales, ces établissements s’engagent à renforcer la recherche, l’éducation et la coopération internationale pour relever trois défis imbriqués : (i) favoriser une transition vers une société respectueuse de l’environnement ; (ii) promouvoir une agriculture innovante pour contribuer à la sécurité alimentaire et à la qualité de l’environnement ; (iii) améliorer la santé humaine dans des environnements changeants. L’engagement dans cette nouvelle initiative y contribuera.