Cette semaine, Catherine Alix Panabières responsable du laboratoire Cellules circulantes rares humaines nous dit tout sur la biopsie liquide, un nouvel outil thérapeutique pour mieux prévenir et soigner le cancer. En seconde partie d’émission, Nick Rowe du laboratoire botanique et modélisation de l’architecture des plantes et des végétations.

Poumon, prostate, sein, colon, os… Rares sont ceux à ne pas compter parmi leurs proches une personne atteinte d’un cancer, quand ils ne sont pas eux-mêmes touchés. Selon l’Institut national du cancer, en 2018 382 000 nouveaux cas ont été dépistés en France métropolitaine. 58 000 ne concernaient que le cancer du sein, le plus meurtrier pour les femmes âgées de 35 à 65 ans. 1 sur 8 y sera un jour confronté. Des chiffres qui ne cessent d’augmenter depuis 30 ans.

Un constat alarmant, pessimiste même, que fort heureusement la science et ses découvertes viennent un peu éclaircir. Parmi toutes les voies que celle-ci contribue à ouvrir il en est une particulièrement prometteuse : les CTCs pour cellules tumorales circulantes. Des cellules qui en « transportant » le cancer à travers nos vaisseaux sanguins, donnent également de précieuses indications sur la possible évolution de la maladie et les meilleurs traitements à adopter.

En 2020, un essai mené au CHU de Montpellier a permis de démontrer pour la première fois au niveau mondial, l’utilité clinique des CTCs dans le choix d’un traitement pour lutter contre le cancer du sein métastatique. Catherine Alix-Panabières, notre invité du jour, est directrice du laboratoire Cellules circulantes rares humaines au CHU de Montpellier. Elle travaille depuis plus de 20 ans sur cette thématique et en a bouleversé l’approche en inventant le concept de biopsie liquide. Ses travaux sont reconnus dans le monde entier comme en témoigne les nombreux prix qu’elle récolte sur son chemin.

En seconde partie d’émission nous vous emmenons au laboratoire Amap, botanique et modélisation de l’architecture des plantes et des végétations et votre guide s’appelle Nick Rowe. Il nous fait visiter le plateau technique d’histologie et de biomécanique et nous raconte comment les plantes grimpantes peuvent inspirer la création de nouveaux robots. Des recherches qui s’inscrivent dans un projet européen baptisé GrowBot.