Cette semaine Frédéric Michon, chercheur Inserm à l’institut des neurosciences de Montpellier et lauréat du prix Groupama nous parle de ses travaux sur l’aniridie. En seconde partie Nicolas Lemoigne nous fait découvrir le gravimètre de Géosciences.

Je ne vous l’apprendrai pas, ce qui est rare est cher ! Il en est ainsi des marchés comme de la santé et la recherche sur les maladies rares peinent souvent à trouver les financements nécessaires pour apporter des solutions jusqu’aux patients. En France, on parle de maladie rare lorsque celle-ci touche au maximum 30 000 personnes, soit moins d’une personne sur 2000. A ce jour 7000 maladies rares sont recensées et identifiées. Pour 80% d’entre elles la cause se trouve directement dans notre génome. On estime à 3 millions le nombre de personnes directement concernées en France et à 25 millions en Europe. Parce qu’elles sont justement rares, ces maladies mettent souvent des années avant d’être diagnostiquées, quant aux traitements, dans la majorité des cas, ils n’existent tout simplement pas.

Une situation que connaissent malheureusement bien les personnes souffrant d’aniridie, une maladie rare qui touche l’œil et peut entraîner à terme, une cécité cornéenne. Ces patients pourraient bien reprendre espoir grâce aux travaux de notre invité. Frédéric Michon est chercheur à l’institut des neurosciences de Montpellier, il vient d’être récompensé par le prix Groupama soutenant la recherche sur les maladies rares pour ses recherches sur l’aniridie.

A lire : Frédéric Michon, lauréat du prix de recherche maladies rares 2022

En deuxième partie d’émission nous partons à la rencontre de Nicolas Lemoigne. Il est ingénieur de recherche au CNRS, au laboratoire Géosciences Montpellier, où il s’occupe de l’instrumentation gravimétrique. On le suit au sous-sol du laboratoire où le gravimètre, instrument qui mesure la pesanteur, est bien à l’abri des vibrations extérieures.