Cette semaine dans A LUM la science, Wilfried Sanchez, directeur scientifique adjoint de l’Ifremer, vient nous présenter les résultats de l’expertise scientifique collective Inrae-Ifremer sur l’impact des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques.  

Aujourd’hui nous vous emmenons aux racines de l’érosion de la biodiversité si tant est que nous puissions encore parler d’érosion tant les chiffres eux, nous parlent d’effondrement. En 2021 le Museum national d’histoire naturelle, l’Office français de la biodiversité et la ligue pour la protection des oiseaux (LPO) constataient le déclin d’environ 30 % des populations d’oiseaux en France en seulement 30 ans.  La même année, le CNRS par la voix de Philippe Grandcolas, directeur de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité, évoquait dans une interview « l’apocalypse des insectes » avec une chute de leur population pouvant aller jusqu’à 80 % dans certaines régions françaises. Même constat pour les amphibiens avec 32 % d’espèces menacées, quant à l’Union mondiale pour la conservation de la nature, elle affirmait en 2021 qu’au moins un tiers des espèces de mammifères étaient elles aussi en danger.

Les causes de cette érosion nous les connaissons, nous les connaissons même très bien puisqu’il s’agit de nos activités à nous humains, au premier rang desquelles l’utilisation massive de produits phytopharmaceutiques. Chaque année entre 55 000 et 70 000 tonnes de substances actives phytopharmaceutiques sont vendues et utilisées sur le territoire français.  En 2020 les ministères de l’environnement, de l’agriculture et de la recherche ont commandé à l’Inrae et à l’Ifremer une étude sur l’impact des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques depuis leur zone d’épandage jusqu’au milieu marin.

Sans surprise ce rapport présenté le 5 mai dernier confirme que l’ensemble des milieux terrestres, aquatiques et marins sont contaminés par ces produits.  On vous en parle en détail avec notre invité, Wilfried Sanchez, directeur scientifique adjoint de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer, l’Ifremer pour les intimes.

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