Nous garantir à tout moment un accès au réseau de l’Université ainsi qu’à internet, entretenir les infrastructures informatiques, assurer la gestion sécurisée de nos données… Autant de missions indispensables à la réalisation des nôtres, que Carine Lavalette et Arnaud Gavara remplissent quotidiennement au sein de la direction du système d’information et du numérique (DSIN). Ils sont administrateurs système et réseau et ce mois-ci, ils nous parlent de leur métier dans la série vidéo « Rouages » produite par l’Université.

Ils font partis des travailleurs de l’ombre à l’Université. Derrière chaque clic de votre souris, derrière chaque touche de votre clavier, à chaque fois que vous ouvrez votre boîte mail, ou que vous accédez à vos dossiers, c’est grâce à eux. Ils sont les administrateurs système et réseau. Au sein de la direction du système d’information et du numérique (DSIN), ils forment le service des moyens informatiques : le SMI. « L’Université emploie près d’une vingtaine d’administrateurs système et réseau. Nous sommes répartis en deux bureaux, le premier est en charge du réseau, de la sécurité et de la téléphonie sur IP et le second bureau est en charge du système des serveurs et du stockage. Paradoxalement nous sommes un des services les plus utilisés mais aussi un des plus cachés au sein de l’UM » constate Arnaud Gavara, administrateur réseau et sécurité.

De la polyvalence à plus de spécialisation

Si vous ne les connaissez pas, eux vous connaissent et travaillent pour vous. « Nous sommes au service de tous au sein de l’Université, explique Carine Lavalette, administratrice système. Que ce soient les 7 600 agents de toutes les directions, les enseignants-chercheurs dans les laboratoires ou les 48 000 étudiants et étudiantes. » Depuis Richter, leur site de rattachement, ils gèrent les services à destination du parc informatique géré de plus de 4 000 postes, mais également assurent un accès aux réseaux pour bien plus d’appareils. « Si l’on ajoute les machines personnelles, celles achetées avec les crédits des laboratoires, les téléphones… Cela fait du monde ! On n’y pense pas quand on se connecte mais si on peut le faire, c’est parce que des administrateurs système et réseau sont derrière » rappelle Arnaud Gavara.

Si leurs missions sont variées, elles se sont toutefois nettement spécialisées avec le temps. Carine Lavalette travaille ainsi principalement sur le système informatique. « Mon métier consiste à faire évoluer les infrastructures et à les maintenir en fonctionnement pour offrir aux utilisateurs le meilleur service. Cela concerne les serveurs, le stockage, les sauvegardes… ». Au total, une mission qui comprend la gestion du data center de l’UM, composé de 870 serveurs virtuels, hébergés par 60 machines physiques appelées dans le jargon « boîtes à pizza, parce que ce sont des machines que l’on empile, qui n’ont ni clavier, ni écran et auxquelles on accède à distance. »

Plus récemment, le service s’est concentré sur un vaste chantier, celui du plan de reprise d’activité (PRA). Rien à voir avec les mesures sanitaires que nous connaissons depuis un an, il s’agit là d’assurer la sauvegarde du système informatique de l’Université en cas de grave attaque comme ce fut le cas en avril dernier. « C’est bien davantage qu’une sauvegarde des données, explique l’administratrice. L’objectif est d’assurer la sécurité du système qui permet de faire fonctionner ces données. » « Les accidents peuvent toujours arriver, mais une partie de notre travail consiste justement à prévoir, la ceinture, les bretelles et le parachute ! » ajoute Arnaud Gavara.

Sécurité, assistance et service

Si leurs spécialités les distinguent, Carine Lavalette et Arnaud Gavara partagent le même souci d’une sécurité optimale. Le service des moyens informatiques est d’ailleurs tenu par l’obligation du maintien en conditions opérationnelles. Assurer la maintenance du réseau sans pour autant impacter, ou le moins possible, les utilisateurs. Maintenir les services tels que la messagerie constamment opérationnels et sécurisés.

D’ailleurs les deux professionnels le rappellent : « Il est important de sensibiliser et de former les agents de l’Université à la sécurité pour que, par exemple, ils n’ouvrent pas les mails frauduleux. Les conséquences peuvent être lourdes ». Et de citer le piratage informatique dont a été victime l’UM en avril dernier : « C’est l’utilisation d’un compte obtenu par hameçonnage qui a permis à un pirate de prendre le contrôle de certains serveurs de l’Université. Heureusement nous avons pu contrer cette attaque mais au prix de très nombreux jours de travail et pas sans impact sur le fonctionnement de l’UM. »

Un métier passion

L’accompagnement des personnels de l’Université dans la conception ou la réponse à un projet est une autre partie de leur fonction qu’Arnaud Gavara affectionne d’ailleurs tout particulièrement : « Ce qui me plaît, c’est qu’une personne vienne me voir avec un problème à résoudre ou un projet à mettre en œuvre, que cela suscite des échanges. ».

Tous deux assurent enfin une mission d’assistance aux utilisateurs via le centre de service. Un fonctionnement rodé grâce au système de tickets mais qui comporte également, selon Carine Lavalette, quelques inconvénients puisque « lorsqu’ils passent par le centre de service, les agents ont parfois tendance à oublier que nous sommes des agents de l’Université comme eux ». Un aspect qui n’empêche pas l’administrateur et l’administratrice de considérer ce métier comme une passion.

Une passion dans laquelle ils déclarent tous les deux être tombés dès leur plus jeune âge. Et si cet univers reste certes, encore peu connu pour sa mixité, Carine l’affirme : « J’ai su y faire ma place même si j’ai parfois dû jouer un peu des coudes, mais ça a aussi ses avantages et j’aime vraiment ce métier. » Quant aux qualités nécessaires selon eux pour faire un bon administrateur ? « Polyvalence, autonomie, logique, mais surtout rigueur ! De la rigueur et de l’organisation. L’informatique cela ne pardonne pas, surtout lorsqu’on travaille au sein du SMI et que l’on a en gestion la totalité du réseau et la totalité des serveurs de l’Université » conclut Arnaud Gavara.