Auditionné le 28 novembre sur ces deux premières années d’existence, l’I-SITE Montpellier Université d’Excellence (MUSE) a su faire ses preuves et convaincre le jury international du Programme IDEX-ISITE.

L’Université de Montpellier et ses partenaires sont donc confortés dans leur dynamique collective, avec en ligne de mire, la pérennisation définitive du label en 2021 et la construction d’une université internationalement reconnue pour sa capacité à relever les grands défis de demain.

Réuni pour examiner les projets de Lyon et Montpellier, le jury international présidé par Jean-Marc Rapp, a auditionné une délégation emmenée par Philippe Augé, Président de l’UM et composée d’Antoine Petit, Président-Directeur Général du CNRS, Gilles Bloch, Président-Directeur Général de l’Inserm, Michel Eddi, Président-Directeur Général du CIRAD et François Pierrot, Directeur exécutif de l’I-SITE MUSE.

Une dynamique inédite à l’échelle du territoire

Labellisée « Initiative Science Innovation Territoire Economie » (I-SITE*) en 2017, le projet MUSE avait deux ans pour faire ses preuves. « A l’issue de ces deux années de période probatoire, l’UM avec les organismes de recherche, les établissements de santé, Montpellier SupAgro et l’Ecole de Chimie de Montpellier (ENSCM), ont su démontrer leur capacité à enclencher une dynamique inédite à l’échelle du territoire pour créer une grande université visible à l’international » explique Philippe Augé, président de l’UM, qui se félicite de la décision prise par le jury international.

Le maintien de ce label était en effet important pour asseoir la visibilité de l’université de Montpellier à l’échelle nationale et internationale autour d’une identité singulière tournée vers trois défis planétaires majeurs : la sécurité alimentaire, la protection de l’environnement et la santé humaine ; d’autant plus qu’elle est la seule université en région à se prévaloir de ce label d’excellence. « Ce résultat répond à l’intelligence collective qui s’est mobilisée à l’échelle du territoire autour de la communauté scientifique, avec les collectivités comme avec les entreprises » analyse Philippe Augé.

Montée en puissance de l’UM à l’international

Ont été présenté au jury international les efforts collectifs entrepris par le consortium pour la visibilité et l’attractivité internationale de l’Université et dont les premiers résultats se sont fait rapidement sentir. Leader mondial en écologie selon le palmarès thématique de Shanghai en 2018 et 2019, passant du top 400 au top 200 en deux ans dans le classement général de Shanghai, l’UM est également reconnue comme l’université la plus innovante à l’échelle nationale selon le classement mondial de Reuters publié en octobre dernier. Cette montée en puissance dans les classements internationaux est liée à l’adoption d’une charte de signature commune des publications scientifiques par le consortium dès octobre 2017. « Cette meilleure reconnaissance internationale, qui va de paire avec la validation par le jury IDEX-ISITE, est une belle récompense pour le travail collectif entrepris par tous les scientifiques, enseignants-chercheurs, ingénieurs, personnels administratifs et étudiants du consortium MUSE » commente François Pierrot.

Une nouvelle phase pour amplifier l’action collective

Si le jury a pu prendre la mesure des importantes transformations déjà opérées dans chacun des grands champs de la vie académique, il nous engage également à poursuivre dans cette trajectoire et à consolider notre site pour une meilleure intégration des écoles et des autres partenaires dans la vie de l’université. Ainsi, dès les prochains jours, de nouveaux appels à projets seront lancés et des jalons seront posés pour mettre en œuvre la feuille de route adoptée vers la construction de l’université cible d’ici fin 2021.

La pérennisation définitive du label I-SITE et de la dotation de l’Etat (550 millions d’euros soit 17 millions d’euros par an) interviendra après une dernière phase d’évaluation courant 2021.

* Le dispositif IDEX/ISITE, imaginé en 2010 dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir, vise à faire émerger en France un nombre limité d’universités de recherche sur des sites riches d’un potentiel scientifique remarquable et capables de créer une synergie entre universités, écoles, organismes de recherche, établissements de santé et entreprises.