Cette semaine la Science s’aMuse met le cap sur l’hémisphère sud. Dans les Andes, en Amérique centrale, en Indonésie, ou encore en Nouvelle Guinée, subsistent des espèces animales dites écologiquement rares.

Crédit Andréa Bohl

Caractérisées à la fois par une abondance et une aire de distribution géographique restreinte, les espèces écologiquement rares se définissent particulièrement par leur originalité fonctionnelle, autrement dit le rôle singulier et irremplaçable qu’elles jouent à l’échelle de leur écosystème. Ouistiti à tête jaune du Brésil, kangourou arboricole du Queensland australien, Tétras de Gunnison, perroquet Strigops habroptila, marsupiaux de Madagascar ou oiseau-mouche Ariane de Lucy… C’est en tout plus de 4 600 espèces de mammifères terrestres et 9 287 d’oiseaux dont la disparition entraînerait celle de nombreuses autres espèces notamment végétales. Alors aujourd’hui, ce n’est pas un safari que nous vous proposons mais une navigation à vue pour mieux comprendre le rôle de ces espèces et l’importance des enjeux qui touchent à leur conservation.

Pour nous guider tout au long de cette escale, notre invité du jour est Nicolas Loiseau. Il est chercheur à Marbec, le laboratoire de biodiversité, d’exploration et de conservation marine de l’Université de Montpellier et son étude est publiée ce mois-ci dans la prestigieuse revue Nature communications. Des travaux menés avec la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, le CNRS et l’Université de Grenoble qui cartographient ces espèces écologiquement rares et alertent sur la nécessité de mieux les protéger pour garantir la sauvegarde des écosystèmes dans lesquels elles vivent.

En salle des machines : la plateforme de simulation de médecine

En deuxième partie d’émission, direction le campus Arnaud de Villeneuve. Nous vous proposons un long reportage sur la plateforme de simulation de la faculté de médecine animée par le CESU le centre de d’enseignements en soins d’urgence. Là-bas nous attendent de curieuses machines : les robots patients. Utilisés par les étudiant.e.s en formation ou par les personnels soignants dans le cadre d’une formation continue, ils permettent d’apprendre ou de parfaire des gestes techniques selon le principe : « Jamais la première fois sur un patient ». Blaise Debien, médecin urgentiste et coordinateur de la plateforme nous fait la visite.