Un article du Monde publié le 22 avril dernier nous en apprend davantage sur une discipline récente mais particulièrement précieuse dans la recherche sur le Covid-19 : la phylodynamique. Parmi ses références, Samuel Alizon chercheur à l’Université de Montpellier.

© Ярослав Коник – stock.adobe.com

« L’idée de la phylodynamqiue est que la manière dont les virus se propagent laisse des traces dans leur génome », résume Samuel Alizon, chercheur à l’université de Montpellier dans le laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs écologie, génétique, évolution et contrôle (Mivegec) dans un article intitulé : « La Phylodynamique l’autre traque du coronavirus » et publié dans Le Monde le 22 avril dernier. Des traces infimes donc, que la communauté des experts en phylodynamique traque grâce à l’analyse des milliers de séquences ADN du virus aujourd’hui disponibles.

Objectif ? Répondre aux innombrables questions que soulèvent cette pandémie. D’où vient ce virus ? Quand a-t-il infecté l’homme ? À quelle vitesse se répand-t-il ? Combien de gens sont potentiellement touchés ? Autant de réponses indispensables à une meilleure connaissance du virus et donc à l’anticipation de son évolution que le chercheur montpelliérain analyse avec l’aide des mathématiciens du Lirmm notamment et du logiciel PhyML développé par Vincent Guindon plus particulièrement (lire : PhyML un logiciel montpelliérain pour retracer l’épidémie du Covid-19)

Un article passionnant et précis à lire dans Le Monde où des scientifiques de référence internationale nous aident à mieux comprendre l’intérêt de cette discipline qui n’existait pas encore il y a 20 ans. Sans oublier de revenir sur les nécessaires précautions à prendre pour analyser les données de cette science hautement subtile.