L’Université de Montpellier fait partie des 22 établissements sélectionnés par l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre de son appel à projet « contrats doctoraux en IA ». Six thèses mettant l’IA au service des thématiques MUSE environnement et santé seront ainsi co-financées.

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C’était une promesse nationale, multiplier par deux le nombre de docteurs formés en intelligence artificielle. Une priorité de l’État faisant suite à la mission parlementaire sur l’intelligence artificielle menée par le député Cédric Villani et exposée lors de la journée « All for humanity » en mars 2018. Pour réaliser cet objectif, l’Agence nationale de la recherche a donc lancé un appel à projet sur l’intelligence artificielle avec à la clé, le co-financement de 274 thèses à hauteur de 60 000€ pour chacune.

Montpellier dans le paysage de l’IA

Une opportunité à saisir pour l’UM comme le souligne sa Vice-présidente déléguée à la science ouverte et aux données de la recherche, Anne Laurent : « Nous avons à Montpellier de véritables pépites dans le domaine de l’intelligence artificielle. Nous organisons beaucoup d’évènements, nos chercheurs sont reconnus. » Une manière de rappeler que Montpellier dispose elle aussi de ses propres forces et compte dans le paysage français de l’IA.

Le très récent Institut de science des données de Montpellier (ISDM), en est d’ailleurs le témoin. Inauguré en janvier dernier il vise à structurer le paysage de la donnée à Montpellier et dans la région, à créer de nouvelles synergies et de nouveaux échanges dans ce domaine effervescent. L’ISDM met ainsi à disposition des ressources humaines et matérielles, des liens vers les ressources et les guides de bonne pratique existants, des conseils vers les formations adaptées etc…

Six thèses cofinancées

Au final c’est donc six thèses qui seront ainsi co-financées par l’ANR et par l’Université de Montpellier et ses partenaires. L’accent y sera mis sur les défis scientifiques de l’IA en lien avec l’environnement et la santé, les grandes thématiques de MUSE . « Notre projet baptisé Axium propose une approche pluridisciplinaire de l’intelligence artificielle explique Anne Laurent. Les enjeux scientifiques de l’IA ne sont pas réservés aux mathématiciens ou au informaticiens elle concerne aussi bien des juristes, des biologistes, des agronomes ou des économistes. Tous les champs disciplinaires vont connaître des transformations liées au développement de la science des données et ce projet est un vrai levier pour les accompagner. »

Des dispositifs bienvenus dans ce secteur en tension ou éviter la fuite des cerveaux à l’étranger relève parfois du défi comme le remarque la Vice-présidente : « Il n’est pas toujours facile d’attirer et de garder nos étudiants en intelligence artificielle car les entreprises privées proposent des projets intéressants et souvent bien rémunérés. » Avec l’obtention de ce nouveau co-financement l’Université de Montpellier oeuvre donc au développement de sa communauté scientifique qualifiée en intelligence artificielle et réaffirme sa volonté de peser dans ce domaine incontournable.