Au programme de cette première émission de la saison :  les bienfaits socio-économiques des aires marines protégées avec Alicia Dalongeville du laboratoire de biologie marine MARBEC et Antoine Leblois du centre d’économie de l’environnement de Montpellier. En seconde partie d’émission, Delphine Jullien, du laboratoire de mécanique et génie civile nous emmène au Musée Fabre.

Pour ce premier numéro de A LUM LA SCIENCE, plein phare sur l’Afrique. Le 8 octobre dernier Montpellier accueillait le Sommet Afrique France. L’occasion pour l’Université d’organiser 4 jours de rencontres et d’échanges scientifiques autour de la recherche et de l’innovation sur ce continent. Un évènement international que nous prolongeons donc aujourd’hui en vous emmenant en Tanzanie.

Les bienfaits socio-économiques des aires marines protégées

Au-delà des plages paradisiaques de Zanzibar, des grands safaris au Serengeti, des neiges du Kilimandjaro ou des rives du lac Victoria, la Tanzanie est un des pays les plus pauvres du continent puisque près d’un tiers de sa population vit sous le seuil de pauvreté officiel. Dans un tel contexte, la pêche apparaît, encore plus qu’ailleurs, comme une ressource incontournable pour les habitants. Alors peut-on concilier les besoins vitaux des populations et la conservation des milieux marins, fragilisés comme partout par le changement climatique et la pression humaine ? C’est ce que nos invités souhaitent savoir. Pour cela ils sont partis sur le terrain mesurer les éventuels bienfaits socio-économiques liés à la mise en place d’aires marines protégées en Tanzanie. De retour de mission, ils nous livrent leurs premières observations.

Avec nous dans le studio, Alicia Dalongeville et Antoine Leblois. Elle est ingénieure de recherche en biologie marine au laboratoire MARBEC et plongeuse professionnelle. Lui est économiste au CEE-M, le centre d’économie de l’environnement de Montpellier, et spécialiste de la gestion de la ressource en eau et de l’adaptation au changement climatique.

LUM spécial « Afriques »

Ce trimestre, le magazine LUM vous propose d’ailleurs un numéro spécial consacré aux « Afriques ». Pistez les éléphants dans leurs mystérieuses migrations, surveillez les plages qui disparaissent à vue d’œil. Suivez les chercheuses et chercheurs qui œuvrent chaque jour à mieux appréhender les questions liées aux ressources en eau ou en nourriture, pour anticiper et accompagner les changements, aussi bien climatiques que démographiques. Rencontrez aussi ceux qui luttent au quotidien contre les grands fléaux sanitaires qui menacent les populations comme le virus Ebola ou la maladie du sommeil… Retrouvez-le dans sa version numérique sur le site de l’Université de Montpellier.

La vitrine climatique du musée Fabre

En seconde partie d’émission nous vous emmenons au musée Fabre et plus particulièrement dans la salle des Flamands où Delphine Jullien, chercheuse au laboratoire de mécanique et génie civile (LMGC) et Marina Bousvarou, chargée de campagne de restauration au musée Fabre nous présentent La Sainte Trinité couronnant la vierge. Une œuvre du 15e siècle réalisée sur quatre planches de chêne : « Les mouvements du bois dus aux variations d’humidité de l’environnement sont empêchés par un parquetage au dos des planches ce qui entraîne l’apparition de fissures altérant la couche picturale » explique la chercheuse. Pour mieux comprendre les mouvements du bois et ainsi mieux préserver cette œuvre, l’équipe du LMGC a conçu une vitrine très spéciale que nous vous faisons découvrir aujourd’hui.