Bienvenue dans La science s’aMuse, l’émission scientifique, co-produite par l’UM et Divergence-FM, qui vous emmène en croisière dans l’archipel des laboratoires Muse. Cette semaine Elise Huchard, primatologue à l’ISEM, nous fait observer le deuil des babouins chacma à la mort de leur petit. En seconde partie d’émission Marie-Angeline Pinail, régisseuse des collections, nous fait découvrir un lieu emblématique de la faculté de médecine : le conservatoire d’anatomie.

Ce mois-ci sort le 14e numéro de LUM, le magazine trimestriel de vulgarisation scientifique de l’université. Titré « Animalement votre », il vous propose un dossier consacré aux animaux. Au fil des pages, les chercheurs vous emmènent vers le grand large dans le sillage des thons rouges, aux Antilles sur les traces des premiers rongeurs apparus sur ces îles il y a plus de 30 millions d’années, à la recherche des espèces écologiquement rares avec Nicolas Loiseau, que nous avions reçu ici-même il y a quelques temps (réécouter l’émission ici), ou encore en Namibie avec notre invitée du jour.

Elise Huchard est chercheuse à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (ISEM). Son terrain de thèse, débuté en 2005, l’a conduite à la rencontre des babouins chacma aux portes du désert de Namibe. Elle n’a cessé de les observer depuis jusqu’à devenir co-directrice du Tsaobis Baboon project dont elle nous dira un mot. Elle est co-auteure d’une étude très remarquée sur les manifestations de deuil chez les mères babouins chacma sortie en mars 2020 et elle nous fait le grand plaisir de venir nous en parler aujourd’hui.

En seconde partie d’émission nous vous emmenons au conservatoire d’anatomie de la faculté de médecine. En cette période où les lieux culturels nous font cruellement défaut, Marie-Angeline Pinail, régisseuse des collections, nous ouvre les portes de cet espace hors du commun. Au XIXe siècle, c’est dans ce sanctuaire du savoir médical que des générations d’étudiants se sont formées : thanatopraxie, tératologie, anatomie comparée, moulages et pièces en cire, ce sont au total plus de 13 000 pièces qui composent cette collection. Une visite étonnante qui interroge notre rapport au corps, à la maladie, à la mort et d’une certaine manière… au sacré.