L’Université de Montpellier a obtenu le renouvellement pour 3 ans de son label européen HR Excellence in Research. Une décision qui conforte la stratégie de ressources humaines pour la recherche (HRS4R) déployée par l’UM depuis 2015.  Mieux accompagner les chercheuses et chercheurs dans leur carrière, favoriser leurs conditions de travail et leur mobilité dans l’espace européen tout en renforçant l’attractivité de l’Université, tels sont les ingrédients d’une stratégie gagnante.

« En 2015, nous avions été la première université française à obtenir ce label “HR Excellence in Research” ; en 2021, nous sommes la première à le renouveler ! Une place de leader qui a été soulignée par le jury international puisqu’aujourd’hui 50 établissements français affichent ce logo parmi plus de 600 institutions à l’international » se félicite Nathalie Modjeska, cheffe de projet HRS4R et responsable des programmes internationaux à MUSE. Une fierté bien légitime puisque cette labellisation estampille, pour 3 ans de plus, l’Université de Montpellier comme un établissement « qui soutient les métiers de la recherche » souligne la cheffe de projet.

Un label pour les chercheurs

Créé en 2008 par la commission européenne, le label HR excellence in research distingue en effet les établissements appliquant la Charte européenne du chercheur et le Code de conduite pour le recrutement des chercheurs (C&C), deux documents produits par la commission européenne afin d’harmoniser la pratique des métiers de la recherche dans l’espace européen. « Ce label récompense les engagements de l’Université à améliorer les conditions de travail des acteurs de la recherche, à favoriser la mobilité des chercheurs dans l’espace européen et à mieux accompagner leurs carrières » explique Nathalie Modjeska.

 « Il aide à sécuriser les financements européens obtenus et peut aussi favoriser leur obtention puisqu’à notes égales, c’est la réponse à un appel à projets européen porté par un établissement labellisé qui aura la priorité » poursuit-elle. Gain enfin pour l’Université de Montpellier, dont les offres d’emploi publiées sur la plateforme Euraxess bénéficient des avantages liés à ce label, à savoir une plus grande visibilité et leur publication automatique et gratuite sur le portail des revues Nature et Science.

Groupes opérationnel et stratégique

Mobilité, financement, visibilité, attractivité… De quoi motiver les équipes pour affronter le deuxième volet de l’évaluation : un audit prévu sur site en juin dernier. Les conditions sanitaires auront eu raison de la rencontre en présentiel mais l’audit, lui, a bien eu lieu et c’est en visio que les trois experts internationaux ont rencontré les acteurs du projet HRS4R. La délégation du groupe stratégique tout d’abord, composée des vice-présidents Jacques Mercier et François Pierrot, de la vice-présidente Agnès Fichard-Carroll et de l’ancien directeur général des services Romain Jacquet.

Celle du groupe opérationnel ensuite, composée de cinq des treize directions impliquées dans le projet, à savoir : la DRI, la DRH, la DIPA, la DRED et la Fondation MUSE. Puis, les représentantes et représentants des chercheurs au nombre de 4 car « chacun d’eux représentait une catégorie de chercheur au sens où l’entend l’Europe : un doctorant pour la catégorie R1, un post-doctorant pour la catégorie R2, un maître de conférence pour les R3 et un professeur pour la catégorie R4. L’Europe est extrêmement attentive aux conditions de travail des chercheurs et ce, dès le doctorat » précise Nathalie Modjeska, qui fut donc la dernière, en tant qu’équipe projet, à être auditée en compagnie de son assistante projet Paloma Hughes.

 « D’excellents retours »

Une journée d’exposés, de questions-réponses et de discussions qui auront finalement abouti à une excellente appréciation du jury. « Nous avons obtenu d’excellents retours, en particulier sur les bonnes pratiques de l’Université dans sa conduite du projet HRS4R, autant pour l’atelier interactif mis en place pour définir collectivement les nouvelles actions du plan HRS4R 2020-2023, que pour l’élargissement de la représentation des chercheurs au sein du groupe stratégique dont le nombre est passé de 4 à 12 » souligne la cheffe de projet.  Avec une reconduction du label pour 3 ans, la politique HRS4R de l’Université sera donc réévaluée en juin 2024, mais sur dossier uniquement. Les audits sur site n’intervenant qu’une fois sur deux, le prochain devrait lui avoir lieu en 2027. L’équipe, elle, s’est déjà remise au travail pour faire des 23 actions de son plan une réalité pour tous les personnels de l’UM, et pour les chercheuses et les chercheurs, en particulier.

Un plan d’action en 23 points

  • La version remise à jour pour la période 2020-2023 décline 23 actions dont une bonne partie est déjà en cours de réalisation voire réalisée ;
  • La politique d’attractivité pour jeunes chercheurs et chercheuses, post-doc et chercheurs confirmés (action 16) ;
  • La valorisation de l’enseignement avec la création d’un prix pour l’enseignement sur le modèle du prix pour l’innovation (action 17) ;
  • La sensibilisation des agents au développement d’un projet professionnel personnalisé (action 19).

Côté nouveauté, on pourra notamment citer :

  • La création d’un groupe de réflexions pour les jeunes chercheurs et chercheuses et le lancement d’ateliers mixtes aptes à favoriser l’échange et la compréhension entre chercheurs et personnels administratifs et techniques (action 5) ;
  • La poursuite de la dématérialisation et de la simplification administrative (action 6) ;
  • La création d’un comité pour l’harmonisation des procédures et le rapprochement avec les organismes de recherche (action 7) ;
  • La diffusion et l’application des principes de l’OTM-R par le biais de formations et son suivi dans le bilan social annuel (action 9) ;
  • La poursuite d’un plus grand équilibre femme-homme grâce au plan d’égalité (action 12) ;
  • La mise en place d’une meilleure communication sur les calendriers et les modalités de progression de carrière et de titularisation (action 18) ;
  • Une offre de formations pour le développement des compétences managériales proposée à l’ensemble des responsables de structures, directions et services (action 23).